Monday, February 21, 2022

Le petit poêle au butane.


 Je vois souvent passer des questions sur les groupes concernant la cuisine. Du genre "je veux un système électrique pour une plaque à induction. Je veux faire bouillir mon eau, ça prend combien de panneaux solaires?" Au delà du fait qu'un système électrique est plus que des panneaux solaires, je vous invite à lire mon article sur le sujet, la solution pour popotter dans sa van peut être excessivement simple et performante.

Vivre dans une Dodge Caravan c'est pas comme vivre dans un palais, l'espace est minime et doit être utilisé au maximum. Un système au propane prend beaucoup de place et fait freaker mon courtier d'assurances. Une plaque à induction bouffe une quantité énorme de courant que je n'ai pas la place pour produire ou stocker. Finalement, un maudit poêle prend de la précieuse place de comptoir quand il sert à rien. Si c'est pas dans le chemin, sa simple présence inutile me tape sur les nerfs.

Solution, le petit poêle au butane. Pour 30 ou 50$, tout vos désir de faire comme Ricardo sont exhaussés. Ok, je pousse un peu mais quand même. Avec les bons chaudrons, les possibilités sont surprenantes. Je fais du steak, des oeufs, du Gumbo et hier, un chili pour la gang chez Boréal Campeurs. Une job de 2 heures.

Je vous vois venir, "t'as dû passer deux cannes de butane dans le processus?", et bien non. J'ai fait ma recette complète et réchauffé le chaudron ce midi avec une cannette entamée. Surprise, elle n'est toujours pas vide. 


Je fait en moyenne deux semaines avec une bonbonne ce qui me revient à environ 6$ par mois pour l'alimenter. Sans compter que c'est extra sécuritaire. Désengager la bonbonne du réchaud après usage et les chances de Kaboom sont les mêmes que lorsqu'elles se trouvent sur une tablette chez Walmart.

Dernier bonus, quand j'ai fini, je peux le balancer hors de ma vue dans son espace de storage et j'ai mon comptoir entier pour faire autre chose. La belle vie quoi, pour pas chère.

Bonne route

Gerry :)

Tuesday, February 15, 2022

Je veux une vanlife!


 Ah que je me retiens pour pas me défoncer le crâne avec la paume de ma main quand je lis ça sur un groupe de vanning sur Facebook.  Comme quelqu'un m'a dit après avoir gentiment voulu rectifier son tir en terminologie vanning, je tenterais de ne pas être poche et pas passer pour un voomer. Oui oui, un voomer. Quelqu'un a sorti ça.

On va se le dire tout de suite, le vanlife c'est un style de vie, pas un véhicule. Le vanlife se vie dans un véhicule autoporté où on peut y dormir, manger et passer du temps quand il pleut en prenant une seule case de stationnement. C'est pas necessairement une van.

La chose interessante que je dénote lorsque quelqu'un lance le désir sur fb de vouloir acquérir une "vanlife", c'est le noviciat évident de la personne sur le sujet. J'ai souvent l'impression, et en effet c'est très possible que je me plante d'aplomb, que ces gens voient le style de vie comme cool, facile, sans trop de complexité et pour certains ça semble n'être qu'une simple solution monétaire. Je peux sembler insensible mais quand tu commence ta démarche avec "je veux une vanlife, qu'est ce que vous me recommandé?" dans un groupe facebook, les multiples embûches du vanlife qui vous attendent au-delà d'un prêt personnel vont vous ramasser comme un coup de pelle derrière la tête.

C'est pas cheap le vanlife, c'est comme un voilier mais sur le bytume. Votre budget va déterminer si vous allez faire pipi dans une toilette, un seau ou une bouteille. Êtes-vous prêt ou prête à ce genre de défi? Passer une nuit dans un stationnement d'un Walmart et vous faire réveiller par la Police ou des chauffards qui font du drift autour de votre van, c'est quelque chose qui vous stress pas trop? Ah oui parce que dormir sur le bord de la plage gratos devient aussi rare qu'une Westfalia mécaniquement fiable en bas de 35 000$ (et encore).

C'est pas pour vous décourager, c'est plutôt pour mieux vous guider avant de dépenser une tonne de cash sur une conversion neuve ou un potentiel cauchemar vintage. La vraie question que vous devriez poser est la suivante, "c'est comment le vanlife?"

Posez des questions et faites des recherches sur les vraies enjeux de ce mode de vie, que ce soit à temps plein ou partiel. Les réponses vous guiderons non seulement dans votre choix de véhicule, mais aussi pour déterminer si c'est vraiment pour vous.

Vous voulez vivre le vanlife sans dépenser un rond juste pour voir si vous aimez ça? Passer une soirée et une nuit dans votre présent véhicule dans votre entrée chez vous ou dans la rue. Si vous êtes téméraire, faites un test dans un Walmart. Là vous allez avoir une bonne idée. 

En espérant de pas en avoir froissé trop,

Bonne Route

Gerry (génération X proud) :)

Friday, February 4, 2022

Éditorial, les camionneurs à Ottawa

Ottawa janvier 2022 (photo utilisé avec la permission de son auteur)

Cet éditorial va être long, c'est la beauté du média citoyen. Pas de boss pour te dire quoi faire et de toute façon, un simple statut Facebook n'aurait été qu'une goutte mal comprise dans l'océan de l'opinion que j'ai à partager sur ce sujet. Avant de vous offusquer pour une quelconque raison à propos du texte, prenez au moins la peine de lire jusqu'au bout.

Occupons Montréal Octobre 2011

Ce qui se passe en ce moment à Ottawa me rappel beaucoup deux grands évènement auxquel j'ai participé qui m'ont éveillé sur le monde dans lequel nous vivons. En 2011 j'ai fréquenté à plusieurs reprises le campement Occupons Montréal au parc Victoria. C'est là que j'ai pris la pillule rouge pour finalement voir la matrice. L'éveil total aura lieu un an plus tard en 2012 lors du printemps érable.

Rue Berri printemps 2012. C'est plein comme ça jusqu'à De La Commune. Zéro casse.

La grêve étudiante de 2012 a été un soulèvement majeur qui en bout de ligne a fait moins de dommage matériel qu'une seule émeute de la coupe Stanley. La perception de plusieurs d'entre vous est certainement autre mais voyez-vous, moi j'y étais, sur place avec ma caméra, plus de 200 fois. Ce que je voyais sur les lieux et à la télévision à mon retour était tout autre.

Souvent, la police ordonnait le dispersemment de la foule après avoir bloquée toutes les issues possibles. Suivi de ça.

Je pourrais écrire un livre sur 2012. Ce qui au début était une revendication étudiante pour les frais de scolarité est vite devenu un mouvement de protestation populaire face à la réponse du gouvernement Charest à coup de Loi illégal (Loi 78), le règlement municipal bidon P6 (Toutes les causes ont été rejetées en cour municipale au final.) et la violence disproportionné des forces de l'ordre envers ceux et celles qui exercaient leurs droit garantie de manifester pacifiquement.

Ste-Catherine avril 2012. Je me fais charger par l'anti-émeute pour être sur la rue à 2 pouces du trottoir. L'autre photographe c'est ramassé sur le cul!

Les étudiants n'ont malheureusement pas le poids politique du payeur de taxe moyen, toute la sauce leur sera garochée dessus pour tenter de les ramener à l'ordre. Intimidation physique, harcèlement psychologique de ceux et celles les mieux connus en dehors même des manifestations, arrestations arbitraires, provocation par des agents en civil ou des indics et j'en passe. Oui, j'ai vu ça de mes yeux, plus qu'une fois. Toutes ces mesures auront des effets sur plusieurs mais une qui n'était pas prévu c'est que les coups de matraques et les gaz lacrymogènes ont aussi motivés plusieurs à ce politiser alors qu'avant, il ne s'en saurait pas soucié. Où je veux en venir avec tout ça c'est qu'aujourd'hui, ces mêmes étudiants de 2012 sont abasourdis par le manque de réaction au mouvement des camionneurs par les autorités alors qu'eux pouvait se faire tabasser à coups de pieds et de matraques par deux policiers filmés par 4 caméras en même temps et que la plupart des gens s'en balancent. Il y a plusieurs facteurs derrière le pourquoi.

Ils ont pas aimés sa pancarte. En réalité, c'était un sort souvent réservé aux militants isolés.

Comme mentionné plutôt, c'est plate mais le payeur de taxe moyen a plus de poids politique. Oui, tout le monde payent des taxes, c'est une question de nombres et de perception. C'est un bum qui vie dans sa van qui vous le dit. Le fait aussi que les camionneurs sont un maillon essentiel de la chaîne de distribution n'est pas rien. Les derniers mois ont démontré la fragilité de cette chaîne. Mais plus que tout, c'est l'écoeurantite aigu que tout le monde ressent après presque deux ans de pandémie.  Personne n'a été à l'abri d'une consèquence ou d'une autre de l'astie de covid. L'ennemi commun est toujours rassembleur. Ceci inclus les policiers sur le terrain qui s'identifis aux doléances(Fait à noté, en 2012 il y a eu des policiers qui ont relâchés des militants qu'ils devaient apportés en détention).  Tout mais tout le monde est éssouflé sur le terrain. La gestion de crise était une douce drogue pour moi, j'étais un junkie, mais je voudrais pas être à la place de ceux et celles qui gèrent cette crise. Pas évident pour personne.

Avenue Du Parc. Quelques instants après cette photo, des policiers anti-émeute se sont détachés de la manif pour encercler 4 jeunes adolescentes qui se rendaient à un Couche-Tard pour acheter de l'eau. Ils ont été encerclés par moi et 3 autres photographes caméras à la main. Ils ont quittés aussitôt pour rejoindre leurs collègues.

Je ne suis pas un adepte de la théorie du complot ou un anti vax, ça irait mal entre moi et ma blonde qui est infirmière en santé publique. Je crois fermement que le gouvernement du Québec fait son gros possible mais que oui, ils ont échappé la balle à l'occasion. Le fédéral, sur le tard un peu à plusieurs occasions. Mais pas au point de vouloir contrôler le peuple comme une dictature.

En contrepartie, je suis absolument pour le droit de manifester pacifiquement contre ces mesures et d'exprimer son désaccord. C'est un droit garanti par la Charte des droits et libertés, même si ça dérange. La rue et le droit de la prendre fait parti intégral d'une démocratie quoi que peut en penser Pauline. Bien que je suis convaincu que la plupart des mesures misent en place soient nécessaires en ce moment, il est important de rappeler au gouvernement que ce genre de pouvoir vient avec un bémol et qu'il ne devra pas oublier qu'un jour, ces mesures devront être retirées aussitôt que possible. C'est le rôle de ce genre de manifestation même si elle n'atteint pas son but dans l'immédiat.

Pour ceux et celles qui sont sur place et qui sont là pour les bonnes intentions, bon courage. Pour les quelques crétins qui sont sur place, je comprend qu'ils sont mis à leurs places par la majorité des manifestants(Je ne suis pas là, mais j'ai des contacts.). Au niveau média vous comprenez maintenant la frustration des militants de 2012 qui se sont fait salir par les médias de masse. Le but étant de diviser et vendre des annonces. Faites comme nous et appropriez-vous le message. Photographier, filmer, diffuser et publier souvent. Tout les outils sont là. J'invite mes camarades de 2012 à soutenir la démarche même s'il ne sont pas d'accord avec le message. De ce que je comprend, il se passe une magie sur place que l'on peut vivre qu'à de rares occasions quand des gens bien intentionnés se rassemble pour revendiquer et ça, c'est ce qui est important.

Même si je ne suis pas d'accord avec ton opinion, je suis prêt à mourir pour ton droit de l'exprimer.

Fin de l'éditorial

Gerry :)

 

Tuesday, February 1, 2022

L'auto-défense du nomade, le Vanjitsu

 


L'été dernier j'ai rencontré un groupe de nomades afin de partager avec eux quelques conseils de sécurité. Le sujet revient souvent dans les discussions de groupes, surtout pour les nouveaux pratiquants et pratiquantes qui ont des inquiétudes. Je vais en discuter ici en long et en large.

Je vais commencer par démystifier un peu ce qu'est l'auto-défense dans la vraie vie comparativement avec ce qu'on s'imagine via ce qui est véhiculé par les médias. Les films et vidéo de Kung Fu n'ont rien à voir avec une agression dans la rue. Steven Segal qui est un acteur et une vraie de vraie ceinture noire en Aikido a mangé une volée et fait un tas dans ses shorts en faisant face à un combattant UFC. Un combat UFC est ce qui se rapproche le plus d'une bagarre où tout les coups sont permis.  Les sports de combat sont bon pour la mémoire des gestes physiques et de prendre l'habitude d'avoir quelqu'un dans sa bulle rapprochée. La préparation mentale et stratégique l'est tout autant et peut se perfectionner sans suer dans un dojo. 

Avant de poursuivre, abordons le sujet des armes. Ne jamais, mais jamais mettre toute votre confiance dans une arme quelconque dont vous n'êtes pas formé pour vous en servir. Avoir un couteau, bat de baseball ou pire une simili arme à feu, sur lequel vous misez tout pour venir à votre secours peut vous amenez à votre perte. Un prédateur saura immédiatement que vous ne savez pas ce que vous faites ou que vous bluffez. Ne jamais sortir une arme à moins d'avoir le savoir et l'intention de s'en servir sans hésitations. Dans ma van j'ai trois couteaux qui sont quelque part, d'ailleur un manque à l'appel. Ce sont des outils et non des armes. Par contre, j'ai un bâton de marche toujours à porté de la main. Certain vont rigoler mais je suis formé en bâton droit et je peux faire beaucoup de dommages au point d'envoyer quelqu'un à l'hôpital. Mais bon, je me devance. Passons aux choses sérieuses.

Je vous propose donc le Vanjitsu. Plus un "Art de la Guerre" de Sun Tzu qu'une technique en arts martiaux mix, il est accessible à tous et la formation commence ici et maintenant.

Les deux objectifs principaux du Vanjitsu sont,

1. Éviter les conflits et le danger

2. Évasion et sanctuaire

Éviter les conflits et le danger commence par être allumé à ce qui se passe autour de nous. Les personnes et l'environnement autour dégagent une vibe, bonne ou mauvaise, que la majorité des gens ignorent. Si vous sortez de votre chez vous, allumer la switch et soyez attentif à ce qui se passe autour de vous. Sortir de votre bulle en public est important. Pas besoin d'être parano, juste attentif. Oui j'ai dit attentif deux fois, trois maintenant, c'est vital de même.

Être au courant de ce qui se passe vous permet de voir venir le danger et de prendre des mesures avant que ça puisse vous affecter. Ça veut dire aussi de regarder afin de toujours avoir une sortie en cas de besoin urgent. Ce qui nous amène au point 2.

Les arts martiaux présente toujours dans les médias le méchant qui mange des baffes jusqu'à l'immobilité de celui ci ou la mort. Pas un petit contrat et pas vraiment réaliste pour le commun des mortels. Le but ultime et plus réaliste, est de pouvoir vous poussez et de trouver un sanctuaire pour être en sécurité. Ça peut être de faire face à du harcèlement verbal où vous refusez l'interaction alors que vous vous dirigez rapidement vers un groupe de gens pour demander de l'aide ou une agression physique où tout les coups sont permis pour vous libérer et courir dans la direction opposé de votre agresseur pour trouver du secours. Triste à dire mais ne compté pas sur la foule autour de vous pour vous venir en aide. La plupart sont dans leurs bulles et préfèrent s'imaginer que tout va bien et que quelqu'un d'autre va s'occuper de ça. Je vous niaise pas.

L'évasion peut être physique mais aussi psychologique. Quelqu'un décide d'interagir avec vous mais vos papillons dans le ventre vous disent que ça ne dit rien de bon. Ignorer ou refuser d'interagir avec cette personne. Vous pouvez être poli mais ce n'est pas nécessaire. Vous n'avez pas à vous justifier à personne. Ça va à l'encontre de nos moeurs et les prédateurs le savent. Ne pas tomber dans ce piège.

Je vais terminer avec un peu de renseignement concernant l'ennemi, l'humain prédateur. Comme les prédateurs du monde animal, la version humaine ira toujours vers la proie facile afin d'avoir le plus de gain pour le moins d'efforts possibles. Ce sont des paresseux. En général plus la résistance est forte et violente, plus les chances qu'ils vous lâchent sont excellente.

C'est la fin de cette première leçon qui fait de vous une ceinture grise en Vanjitsu si vous avez lu jusqu'au bout. Je vais en publier d'autres si vous avez des questions ou suggestions.

Bonne Route

Gerry :)

Monday, January 17, 2022

Le camping l'hiver en van

Camping Le Genévrier (photo Claude Fortin)

Les feuilles sont tombées, le cart de golf est rangé, les flamants roses vont se joindre aux lanternes chinoises dans le cabanon et la table de mississippi est maintenant silencieuse, c'est la fin de la saison du camping. Pas vraiment.

Car voyez-vous ces mêmes voyageurs autonomes que Camping Québec fustige à coup de lobbying auprès des municipalités pour mettre en place des règlements discriminatoires, fréquentent des campings qui ont l'audace d'évoluer et qui sont ouvert en pleine hiver. Cette clientèle n'a besoin que de très peu, un endroit sécuritaire et dégagé pour se stationner afin de pouvoir profiter des lieux. Je ne suis pas un pratiquant moi-même, mais je peux comprendre que c'est attrayant d'avoir un pied à terre avec des services de bases pour exercer un quelconque sport d'hiver sur place ou dans la région autour. Vous comprendrez qu'à part d'enlever la neige devant ma van en robe de chambre, je ne suis pas un sportif d'hiver.

Je met au défi l'industrie du camping d'évoluer et d'être à l'écoute des voyageurs autonomes qui oui n'iront pas dans un camping à chaque jour mais qui sont plus qu'heureux de les fréquenter à l'occasion quand l'offre est raisonnable. Nos besoins sont simples, un endroit pour se stationner, pour entrer ou sortir sur le fly et accès à un bloc sanitaire. Une patch de garnotte quoi. Si l'offre est allèchante, je peux vous garantir qu'on va y aller plus souvent et plus longtemps.

Bonne Route

Gerry :)

 

Tuesday, January 11, 2022

Vivre en hiver dans une Dodge Grand Caravan part deux

 


Je devais publier hier mais je me suis dit que ça serait encore plus rigolo après avoir passé la nuit la plus froide pour moi depuis que je vis dans le Ninja Gris. C'était hier soir à -23 avec un ressenti de -36. C'est frette! 

Il y a quelques semaines je me suis procuré une autre chaufferette électrique avec céramique. Celle que j'avais déjà avait deux ans et j'avais un présentiment qu'elle ne ferait pas le poids dans des conditions extrèmes. J'avais entièrement raison. Un 50$ bien dépensé chez Walmart. J'ai entamé cette soirée record avec un tropical 25 celsius dans la cabine alors que c'était -8 dans la "cave" sous mon lit.

Fiez vous pas à la date et l'heure, je suis trop paresseux pour mettre ça à jour.

Il faut comprendre aussi que la température est variable d'un endroit à l'autre de la cabine. Tu te fais un fun débile pendant au moins une heure à pointer partout avec ton thermomètre au laser! C'est comme ça qu'on découvre plein d'affaires. Alors qu'il fait 27 au plafond, il fait -10 dans le seuil de plancher de la porte coulissante. Saviez-vous que la mousse de plancher style "puzzle" a un effet isolant? Un différentiel de 4 degrés...mind blown! Avec toutes ces zones de température dans l'habitacle, faut savoir placer son stock intelligement pour éviter des pépins genre slush au Coca-Cola.

Je me suis levé ce matin à 17.5 dans la cabine. J'avais gardé mes bas en me couchant et j'ai dû les enlever, trop chaud. Très comfortable considérant la température extérieur. Pas de sac de couchage ou de tuque sur la tête. Vraiment agréable tant et aussi longtemps que je me limite à mon lit.

Là je vais mettre du reflectix sous mon matelas pour m'isoler de la "cave" et cesser de sentir les pentures à piano congelées dans mon dos. Oui, moi aussi je me demande pourquoi j'y ai pas pensé avant. En bout de ligne, j'ai vécu bien pire. Du -4 à -7 dans la cabine à Marfa au Texas et Top of the World en Arizona. Pas cool.

Bonne Route

Gerry :)

Monday, December 27, 2021

Vivre l'hiver dans une Dodge Grand Caravan

 


Bin c'est comme vivre dans un château médiéval...en plus petit. Bien que j'ai le privilège d'être branché sur le 110 avec une chaufferette, certaines "pièces" de la van sont condamnées pour l'hiver. Entre autres mon "sous-sol", où était l'ancien siège de la troisième rangé sous mon lit, n'est accessible qu'au prix d'ouvrir le hayon arrière et de laisser échapper toute cette précieuse chaleure. Ce qui était mon garde-robe dans l'espace de rangement stow and go a aussi été réaménagé. J'aime pas porter du linge congelé dure comme du carton. Donc, c'est maintenant l'endroit de storage de ma bouffe sèche.


Le linge pour sa part a été transferré dans le meuble à côté de mon lit. Plus facilement accessible, il fait office en même temps d'isolation. J'ai mis une partition entre le linge sale et le propre pour contrôler les odeurs. En parlant du lit, il est déployé en permanence pour l'hiver. Un 6 pouces d'espace entre le plancher et mes orteils c'est pas un luxe. La température peut varier de 22 à 5 degrés tout dépendant de l'endroit dans l'habitacle. Une van c'est pas une maison parfaitement isolée. C'est une passoire en métal très conductrice de froid et de chaud. S'agit d'y vivre en conséquences. J'aime dire que je suis en mode "lounge" pour l'hiver.


Pour la bouffe, c'est pas un problème. Mon frigo n'a pas à fonctionner étant localisé juste à côté d'une porte mal isolé. S'il y a de quoi, il s'est agrandi avec le froid tout autour. Pour la cuisson, mon petit poêle au butane fait la job, juste à craquer une fenêtre. D'ailleur, j'ai condamné mon évier qui était sous le comptoir. Pas pratique pentoute. Je vais en faire un près de la porte coulissante côté passager. À suivre.


Vivre dans une van l'hiver au Québec c'est pas un rêve Instagram mais c'est possible. Il s'agit de pouvoir s'adapter et être flexible dans notre niveau de comfort. Je dors bien au chaud chaque nuit, je mange à ma faim et je sens pas mauvais. Life is good.


Je vous souhaite à tous une Bonne et Heureuse Année, au plaisir de se croiser.

Bonne Route

Gerry :)