Monday, January 27, 2020
Skoolie Palooza 2020 Ehrenberg AZ
Du 20 au 28 janvier avait lieu ce rassemblement d'autobus converties dans le désert au Sud d'Ehrenberg en Arizona. Bien que je vis dans une Dodge Caravan qui à toute fin pratique n'a jamais fait de transport d'écoliers, je m'y suis rendu tout de même. Il faut dire que ma compagne de voyage du moment vis dans un minibus qui me qualifiait donc comme sympathisant ou "hang around". Je rigole mais en réalité c'était pas un problème.
Les Skoolies, comme les vanneux et vanneuses, c'est du monde acceuillants et chaleureux. C'est du monde de party aussi qui peuvent accoter le 2% du vanning n'importe quand. Un élément extraordinaire que j'ai remarqué par contre est la grande place faite pour les enfants.
La plupart des nomades sont dans la quarantaine et plus. La plupart des Skoolies transportent de jeunes familles. Ce qui justifie l'attrait pour ces gros véhicules dans plusieurs cas. Donc une importante présence de jeunes enfants sur le site comme on le voit sur les terrains de camping saisonnier au Québec. Entendre des enfants rire et jouer ajoute de la vie à n'importe quel évenement.
Pendant le jour les enfants s'amusent, les visites de bus se succèdent, l'entraide et les pots luck se font dans une ambiance absolument joviale. Le soir venu c'est la fête avec feux de camps. Il existe un rituel chaque soir avant le gros party, les terrases de chaque bus deviennent remplies de gens afin de voir les derniers rayons du Soleil alors qu'ils disparaissent au dessus des montagnes à l'horizon. Ce rituel non écrit est respecté par la plupart. Je dois admettre que de prendre le temps de regarder le spectacle de la fin du jour permet une réflexion quotidienne tout en admirant ce que notre monde a de plus beau à offrir.
Bien qu'au bout de 7 jours j'en avait ma claque du bruit des chiens, des génératrices et de l'odeur occasionnelle du diesel, j'y retourne l'an prochain. La vibe est absolument fantastique et vaut la peine d'être vécu.
Prendre note que si vous désirez y participer l'an prochain, c'est pas le RTR. Pas de toilettes ou conteneur à vidanges. Tu t'arranges avec tes déchets, humains ou autres, et tu laisses rien derrière. Aussi, il y a vraiment pas grand chose à Ehrenberg. Il faut planifier d'avance pour avoir tout à bord.
Bonne Route
Gerry :)
Tuesday, January 21, 2020
La conspiration solaire
Je profite maintenant du Soleil sans intérruptions depuis deux semaines. L'autre soir j'ai pris l'occasion pour célébrer le retour en forme de mes batteries en écoutant un DVD et je me suis glorieusement endormi dessus. Résultat, l'inverter est demeuré en marche toute la nuit dévorant à petite goutte le précieux courant chèrement gagné.
Pour les néophytes qui posent souvent la question "Ça prends combien de panneaux solaires pour charger un céllulaire?", voici un bel exemple de scénario pas cool à s'en arracher les cheveux. C'est surtout en relation avec comment gérer son énergie au delà du maintenant.
Combien de panneaux? Le plus que tu peux en mettre. Par contre 3 000 watts sur le toit donnent rien si c'est branché sur une pile AA 1.5 volts. La nuit les panneaux produisent rien, ce sont les batteries qui prennent le relais. Même logique ici, tu mets le plus de batteries que tu peux.
Dans mon cas l'espace est très limité. Je n'ai que 80 watts. Par contre mes panneaux sont orientables à la verticale et je m'assure de pointer le derrière de la van vers le Sud pour un rendement optimal. J'avais de la place pour deux batteries et c'est exactement ce que j'ai mis.
Mon système est parfait pour mes besoins mais limite si je me retrouve avec 3 jours de pluie. Ajoutons les journées plus courtes en décembre et c'est exactement ce qui m'est arrivé en Louisianne. Mon frigo est le seul appareil qui fonctionne constamment. Chaque matin au réveil, je consulte religieusement son voltmètre intégré pour connaitre l'état du systéme. 14.3 étant le top ultime et 12.0 ça va vraiment pas bien. En Louisianne j'étais souvent confronté à 12.2 à mon réveil.
![]() |
| Mon inverter à marde! |
Donc le fatidique matin de l'inverter oublié je me réveil à 12.5. Pas de trouble, je retarde mon départ prévu de quelques heures afin de laisser les panneaux en position optimal, question de refaire la réserve. Anyway, il fait toujours soleil je vais pouvoir me reprendre.
Arrivé à mon nouveau spot, je remets les panneaux à la verticale vers le Sud. Du jus en masse! Allume la télé, trouve 22 postes et on chill en surfant les postes. Pas grave, il va faire beau demain. Une heure plus tard je vérifie le voltmètre et je suis à 13.0 en plein Soleil??? Une autobus c'est stationné à ma gauche bloquant ma lumière. Je déplace la van pour profiter des derniers rayons de la journée. En soirée j'écoute le match des Packers vs 49ers. Pas grave, il va faire beau demain.
Bien sûr, le lendemain matin le ciel est complètement couvert d'épais nuages qui bloquent les précieux rayons et ça dure pendant 36 heures! J'ai flotté de 12.4 à 12.6. Pas besoin de vous dire que pas de télé, laptop ou DVD. Comble de malheur mon téléphone se décharge à vitesse grand V et ça prends tout pour le ramener!
Donc, jamais prendre pour acquis qu'il va faire beau même au Sud de l'Arizona. Quand on produit sa propre énergie, faut se garder une petite gêne. Présentement à 13.0.
Bonne Route
Gerry :)
Monday, January 13, 2020
Le rien du désert.
![]() |
| Crédit photo Éloïk. |
Présentement dans le désert dans la périphérie de Quartzite en Arizona. Je dois dire que si tu t'amènes ici, il y a rien. Mais rien pentoute. Si tu as pas de choses à faire et bien tu vas sérieusement t'emmerder.
Oui il y a des marchés aux puces autour plein de stock mais tu mets ça où??? Par contre le signal internet est décent donc facile de rester en contact et aussi écrire son blog. :D
J'ai tenté de grimper la montagne en vue derrière ma van mais au risque de mourir sans cordes, j'ai décidé de battre en retraite et vivre un autre jour. Par contre, j'ai tout de même grimpé au 3/4. Pas mal pour une première grimpe.
![]() |
| Oui c'est mon doigt dans le coin en haut à gauche. |
C'est des moments comme celui ci où tu réalises que connecter avec du monde c'est pas mauvais. Autant du monde que tu connais que des purs étrangers de chez vous ou ailleurs. Je suis à 4 jours du RTR, rassemblement de nomades, ici à Quartzite et c'est l'occasion de faire des rencontres. Des nouvelles et des moins. L'aventure me guide toujours et je vous tiens au courant des personnes que j'y rencontrerai même si je ne me rends pas sur le site des conférences.
Qui sait, peut être que je vais spotter un drapeau du Québec qui flotte au vent.
Bonne Route.
Gerry. :)
Monday, January 6, 2020
5 000 km plus tard au Texas
Après la grande exploration de la Louisianne, c'était le temps de bouger, direction Arizona. J'ai commencé sur la Interstate 10 mais comme le Texas, c'est plate et long longtemps.
J'ai fait un croche sur la route 90 pour voir un peu de paysage et smalltown Texas. Pas grand chose à voir mais quels paysages fantastiques. Canyons, ranchs et rivières secs étaient sur le chemin. La route était sinueuse et j'ai fait un stop à Sanderson. Un petit village qui vivait une panne de courant! Pas de verglas en vue.
Un petit village typique du far west, je m'attendais à voir Lucky Luke tourner le coin de la rue. Je ne visite pas vraiment le Texas puisque mon but à court terme est l'Arizona mais le bout de chemin aujourd'hui en pleine nature m'a mis l'eau à la bouche. Je vais y retourner certainement un autre tantôt pour y faire de la vraie photo.
Côté véhicule, le Ninja Gris tient bon malgré quelques nouveaux pépins. Un frein d'urgence est resté collé sur quelques kilomètres. Un coup de marteau, des manoeuvres brusques et "crack!" problème résolu mais frein à main condamné jusqu'au retour au Québec. Un problème électrique avec la switch d'ignition qui se déplace en roulant fermant tout ce qui est électrique. On module le gremlin pour le moment.
Mon prochain article devrait provenir de l'Arizona si tout va bien.
Bonne Route
Gerry :)
Monday, December 30, 2019
Le monde parallèle du Ninja Gris.
Vous connaissez certainement le monde parallèle de la sècheuse. Cet endroit mythique qui bouffe à l'occasion les bas gauches de ce monde. Il semblerait que ce portail vers une autre dimension existe également à l'intérieur des vans aménagées.
Construire et aménager son intérieur doit inclure de la planification selon l'usage qui en sera fait. Rare sont les résultats parfaits. C'est en l'utilisant que l'on découvre les côtés forts et faibles de notre planification.
Plus on l'utilise, plus vite on se rend compte que certaines de nos estimations, et bonnes intentions, sont dans le champ. Le rangement est un exemple parfait. On a beau avoir de la place pour ranger tout mais deux choses sont souvent oubliées. L'accès aux dites choses et de la place pour celles qui pourraient se rajouter.
Prévoir de l'espace vide avec tout à bord est une bonne pratique. Si tout ton stock est dans ta van mais qu'il n'y a pas de place pour y mettre un cure dents de plus, c'est pas long que ça va virer en bordel après 3 cossins genre souvenir.
Avoir accès à son stock aussi est très important. Mettre le sel et poivre sous les chaudrons, outils et costume de bain c'est pas trop winner. Il faut s'organiser pour que les choses utilisées souvent soient facile d'accès. Les objets moins populaires ou de valeurs peuvent se ramasser au fond.
Je suis pas le gars le mieux organisé mais quand même, j'y met du mien pour que ça marche. Par contre, il arrive souvent que certains de mes objets sont portés disparus à l'intérieur de la van.
Oui chaque chose a sa place mais il arrive que par mégarde ou par paresse de les ranger immédiatement après usage, certains trucs s'évadent de ma conscience et disparaissent dans ce petit espace.
Fourchettes, cuillères, couteaux de toutes sortes, crayons, livres, gants, tuques, épices, foulards, cables de connections et j'en passent. Pour contrer ce fléau j'ai des doubles d'à peu près tout, quadruples pour les ustensiles, et des tactiques visuels comme avoir un câble rose et orange fluo pour charger ma caméra...que j'ai perdu et retrouvé après des heures de recherche. J'en ai juste un de celui là.
Les doubles c'est bon pour acheter du temps jusqu'à la conclusion heureuse de l'opération de sauvetage. J'en viens à bout. Il me manque un seul truc en ce moment et je crois être proche de le trouver après des jours de recherche. Le bon côté du monde parallèle de ma van? Je fais le gros ménage pas mal souvent.
On se reparle la semaine prochaine du Texas.
Bonne Route
Gerry. :)
Monday, December 23, 2019
Qu'est-ce que tu désires?
Outre les longues marches sur des kilomètres de plage, les levers et les couchers de Soleil à couper le souffle et la faune locale, les rencontres avec des êtres humains extraordinaires de partout fut l'attrait principal. Rire, pleurer, s'entraider et partager nos parcours de vie, un des bienfaits du vanlife, a occupé également une bonne partie de mon temps. Ces gens magnifiques d'ailleurs m'ont marqué à jamais. Nos chemins se croiseront peut être un autre jour je l'espère.
Revenons à ces longues marches sur la plage. Elles permettent des moments de réflexion exceptionnels. C'est le temple vivant ultime pour pouvoir contempler sa vie, le parcour laissé derrière mais surtout celui devant soi. Le vent et le rythme des vagues dictent souvent l'intensité de la réflexion. Parfois à l'occasion, une onde de clarté se pointe débouchant sur un moment Eureka! Hier j'ai vécu un tel moment.
Il y a quelques mois durant une froide soirée d'automne, je suis en discussion avec une personne très allumée. Elle me pose sans crier gare la question suivante: Qu'est ce que tu désires? Pas une question référendaire québécoise à trois chapitres. Une question simple et précise. J'oubli ce que j'ai répondu. C'était probablement simplet et nul. Mon interlocuteur n'était clairement pas impressioné par les réponses. Avoir été une question d'examen à l'école, j'aurais foiré bin raide.
Depuis ce jour le fait que je ne puisse répondre à cette question simple me gosse l'existence. Hier matin, la plage m'a révélé le Saint-Graal, il m'était impossible de répondre à cette question car je n'avais pas la réponse. Qu'est ce que je désir? J'en ai aucune idée. Mais c'est bien sûr!
À l'exception de se nourrir, s'habiller et se loger qui sont la base, la plupart de nos désirs sont influencé, voir même parfois dictés par le cadre social et le bombardement quotidien de toutes sortes de médias. On désir souvent quelque chose qui semble inaccessible. Le désir de liberté en est un. J'ai le privilège d'avoir cette liberté de personne, d'obligations et de mon temps. Beaucoup d'efforts ont été mis à contribution pour atteindre ce but. Par contre, je n'ai pas vraiment pris le temps de déterminer quoi faire avec.
Peu de temps après ce moment Eureka la réponse pour moi c'est formulée. Je désir vivre ma vie comme à l'époque où j'étais jeune enfant. Chaque jour était une aventure. Ma cabane dans les arbres était ma base secrète où je bouffais livres et bandes déssinées pour inspirer les prochaines. Un temps sans soucis de ce que les autres pouvaient bien penser de moi et que je m'entourait d'amis avec les mêmes valeurs que les miennes.
L'ironie c'est que j'y suis presque. Ma cabane a des roues pour m'amener à l'aventure et les gens que je côtois partagent mes valeurs. Il ne me reste qu'à ouvrir mes yeux, mon coeur et laisser les petites poussés que la vie envoie à l'occasion me guider. Ok, les grosses aussi.
Comme Astérix et Obélix, il va arriver que l'on croise des Romains sur notre chemin, ou des bachibouzouks si vous êtes plus Tintin, vers l'aventure. Par chance il y a la potion magique. Nous avons tous nos ingrédients et notre recette pour cette potion, s'agit de vouloir la popotter soi-même.
Qu'est ce que je désire? Être un ti cul qui met sa van sur D pour découvrir le monde et les gens qui l'habitent. Et toi, qu'est ce que tu désires?
Bonne Route
Gerry. :)
Monday, December 16, 2019
Le vanlife à temps plein et gérer le concret vs l'abstrait.
Vivre à temps plein loin de tout, on vient à réaliser une différence fondamentale entre le boulot/dodo d'avant et le nomadisme au jour le jour.
Dans ma vie précédente, je devait faire beaucoup de gestion au niveau du stress, des budgets, de la perception des choses, satisfaire les échelons supérieurs concernant la performance, prévenir les risques, etc. Je parle juste de la job. Dans ma vie privée on stressait sur les comptes et boucler le budget à chaque fin de mois.
Quand tu es dedans c'est pas évident mais tu passes beaucoup de ton temps à gérer des choses qui en bout de ligne ne sont pas vraiment réelles. Des choses abstraites comme des 0 et des 1 binaires d'un compte de banque. Des choses qui en elles mêmes n'ont pas de valeurs réelles.
Quand on simplifie notre vie, plusieurs de ces choses abstraites s'éliminent par défaut. Mais c'est quand on a les deux pieds fermement dans la vie nomade qu'on réalise le changement drastique de gestion des besoins. On passe de choses abstraites à du très concret.
Soudainement les besoins autrefois anodin prennent une toute autre ampleur. Comme s'assurer d'avoir une toilette proche si on décide de bouffer quelque chose que l'on sait fait activer de façon expéditive notre système de digestion. Oui, je parle encore de pipi/caca mais croyez moi, avec la nécessité de pas sentir mauvais, se genre de besoin bouge très vite en haut de la liste quand ça presse.
La gestion des ressources à bord comme l'eau et les ressources externes comme le Soleil pour produire ton courant prennent aussi beaucoup de place dans ta gestion quotidienne. Si tu t'en vas au milieu de nulle part, tu es mieux d'avoir de l'eau et de la bouffe pour le temps prévu. Il y a juste le coyote des dessins animés qui reçoit n'importe quoi le même jour par Acme.
Le secret bien sûr est la planification. Par chance la vie nomade nous donne accès en grande quantité à une ressources qui est rationnée pour la plupart des gens, du temps.
On a pas vraiment le temps de s'emmerder. Garder un oeil sur la météo et notre position pour aligner les panneaux de façon optimale et utiliser l'énergie en fonction des meilleurs moments de lumière. Chercher activement eau, toilettes, buanderie, wifi, spots dodo et j'en passe. Lire notre environnement immédiat pour notre sécurité et toujours avoir en poche un plan B pour absolument tout ne sont que quelques exemples des choses concrètes qui occupe l'esprit d'un nomade à chaque jour.
Un bel exemple de problème concret immédiat s'est produit aujourd'hui. J'étais avec un ami à faire des emplettes à Lake Charles la ville voisine de la plage où je suis stationnaire en ce moment. Les emplettes terminés nous avons reçu une alerte météo pour des tornades sur notre position. Nous avons quitté derechef la ville pour retouner sur la plage. Moins de chance d'une tornade à cet endroit et les débris potentiellement dangeureux sont à un minimum. Les sirènes se sont déclenchées à Lake Charles peu de temps après notre départ et une tornade de catégorie F2 a touché au sol un peu au nord de la ville peu de temps après avec un vent de 140mph. Par chance pour nous, elle s'est dirigée vers le nord. Rien d'abstrait là dedans!
Ceci n'est pas un éditorial de bitchage, c'est une prise de conscience. Si vous voulez vivre l'expérience nomade, je vous jure que vous allez vivre à fond et pour le vrai. Les 0 et les 1 peuvent aller se rhabiller.
Bonne Route
Gerry. :)
Subscribe to:
Posts (Atom)















