Thursday, August 12, 2021

La canicule en vanlife

Elvis was here

 Se garder au chaud c'est une chose mais survivre une canicule en van c'est une autre paire de manches. Je vais partager avec vous mes stratégies pour passer au travers l'indétournable de chaque été. Au delà d'avoir d'excellents amis qui peuvent vous offrir un hébergement climatisé, il y a des trucs pour maintenir son indépendance et rester comfortable.

Deux maillons de chaîne vissable

Pour pas une cenne, trouvez-vous de l'ombre, une surface autre que de l'asphalte et du vent. Un stationnement de Walmart étant la pire option, un endroit sur le bord du fleuve fera des merveilles. Garder toutes les fenêtres et portes ouvertes est un must. Facile le jour mais quand on dort c'est moins évident.  Pour environ 5$ de quincailleries, il est possible de garder le hayon arrière ouvert partiellement et sécurisé sur une minivan. Dans une van pleine grandeur, un ventilateur de toit est vital.


Parlant de ventilateur, en avoir un qui pousse de l'air directement sur vous fait beaucoup de bien. Celui sur la photo est alimenté via une prise USB. Un achat récent de 12$ chez Walmart qui vaut de l'or.

En temps de canicule, le corps a besoin d'au moins 2 heures de répis par jour pour prévenir un coup de chaleur. Les piscines municipales sont d'excellentes options ainsi que les centres commerciaux ou bibliothèques qui sont également climatisés pour prendre une pause de la vague de chaleur. La plupart du temps, gratos!


Dans la catégorie grosse Cadillac cheap, il y a la solution Motel. J'ai un fond d'hébergement d'urgence en cas de pépin. Étant écoeuré de cuire dans ma van, j'ai pigé dedans. Puisque le temps n'est pas un facteur pour ce genre d'urgence, on peut prendre le temps de se magasiner un endroit pour le moins d'argent possible. Le fait d'être mobile augmente les choix. Le Québec regorge encore de petit Motels familiaux pas chères. Propre, 4 murs, un toit, salle de bain et clim sont les critères de base. Le reste on s'en balance comme de sa première tuque.

Une occasion en or pour reprendre son souffle, faire le ménage de la van, recharger les batteries, chiller et prendre 3 douches dans la journée si ça te chante. La grosse vie sale quoi dans un décor enchanteur, si vous êtes chanceux, digne d'Elvis Gratton avec un 8 track dans la tête de lit.

Oubliez pas de boire de l'eau régulièrement.

Bonne Route

Gerry :)


Monday, August 2, 2021

Plan B, une histoire de merde

 

34 heures avant "l'incident"
Si vous êtes du genre facilement offusqué avec des lunettes roses, passez votre tour. Pour ceux et celles qui comprennent que parfois il y a urgence quand on commence soudainement à voir le monde avec une teinte de brun, je vais parler des vrais affaires. Le numéro 2 inattendu.

Je me suis toujours peté les bretelles que j'avais une petite toilette d'urgence "au cas où" dans le Ninja Gris quand on me demandait si j'avais une toilette à bord.

Mon kit d'urgence

Le gag, c'est que je l'ai jamais vraiment testé! Voyez-vous, je déteste faire mes gros besoins dans ma van. L'odeur, même si momentannée, à l'intérieur de mon petit chez nous me répugne au plus haut point. J'ai mis au point plusieurs stratégies afin d'éviter à faire usage de mon kit d'urgence.

Je connais bien mon système digestif afin d'éviter certains aliments qui n'aiment pas faire de long séjours dans mon estomac. Bacon, poutine, oignon cru sont des bombes à retardement avec des mèches très courtes dont la consommation exige l'accès à des toilettes à proximité lors de l'éminente ouverture de la soute à bombe.

Hier fut un cas d'espèce déguisé que je n'ai pas vu venir. Souper classique de célibataire paresseux. Chips, fromage en grain arrosé de ramen aux crevettes cheap trouvées dans un Provigo de Sorel. J'embarque sous les couvertes pour la nuit, tout va bien. Je suis dans un stationnement avec zéro accès à une toilette.

Comme une Mazda toute rouillée avec des mags, les ramens manquent le dernier virage de mon intestin pour aller emboutir le fromage en grain. La collision me réveille immédiatement.

"J'vas tu avoir un problème moi???". La question se pose. Les deux vrais toilettes disponibles sont soit à 600m de conduite ou à 3 heures d'attente. Mon bouncer de sphincter en panique informe mon cerveau que ces deux options ne sont pas des options, ça doit se passer maintenant. La police arrive et tout le monde veux sortir par la porte d'en arrière en même temps. C'est un puissant dude mon bouncer mais là, il est à boutte.

Sort dehors en pieds de bas après m'avoir habillé en catastrophe, ouvre le tailgate, sort le kit, l'installe à son spot dans l'habitacle tel que prévu, ouvre le sceau, papier de toilette (cool je croyais ne plus en avoir, on va se passer du papier essui-main.), Febreeze, poudre minipoo, sac... Sac?... PAS DE SAC!!!!!

Fouille dans la semi obscurité comme un malade pour trouver un sac, mais là n'importe quoi. J'étais même prêt à prendre une chance avec un sac du Dollorama mais non...rien.

Trois grandes respirations, une méditation boudhiste, déboutonne le pantalon pour gagner quelques précieux millimètres pour retourner à l'arrière de la van pour sortir un grand sac vert. 

Grand sac vert que par miracle, j'ai trouvé en moins de deux. Deux secondes qui m'ont sauvé car la soute à bombes n'en pouvait plus. J'vas te prendre un 6/49!

Les leçons que j'ai retenu de cette petite aventure avant de retomber paisiblement dans les bras de Morphée? Un, toujours s'assurer que le kit est complet avant de le ranger. Deux, s'assurer qu'il est facilement accessible. Trois, faire au moins une simulation de son utilisation avant qu'un besoin surgisse. Quatre, le fromage en grain est l'élement actif de la poutine.

Bonne Route.

Gerry :)






Monday, July 26, 2021

De retour à temps plein


 Après plus d'un an de vie sédentaire, je retrouve mon chez moi à temps plein dans le Ninja Gris. La vie est comme une rivière et parfois le courant nous amène dans un autre embranchement. Je navigue une fois de plus sur quatres roues, là où le bitume m'appel.

J'ai dû remettre la van en mode temps plein. Le set up étant très différent d'une voiture pour aller travailler et les quelques voyages occasionnels. Quelques jours ont suffit pour remettre le tout en place.

L'ajustement majeur a surtout été pour son pilote et résident. Me remettre dans le bain du nomade à temps plein est encore un léger défi de synchronisation avec mon environnement mais ça va revenir bien assez vite. Mon radar à toilette public et autres ressources est revenu fonctionnel presqu'instantannément.


Non, je mange pas juste des ramens ou du McDo. Je me monte un menu varié et économique. J'ai aussi la chance de travailler 3 jours semaines à Québec pour un employeur qui me laisse dormir dans son stationnement. Ça fait pas loin pour aller à la job le matin. On verra pour la suite des choses. Je n'ai pas l'intention de faire de gros voyages cette année. 


D'ailleur en fin de semaine je suis passé par le camping municipal de Leclercville. Un superbe endroit sur le bord du fleuve à une heure de Québec pour 30$ la nuit. Bonus, toilettes, douches et laveuse/sècheuse sur place accessibles 24 heures. À Québec même je vais aussi passer un peu de temps au Village Go-Van à la Baie de Beauport.

Au plaisir de se croiser.

Bonne Route

Gerry :)


Sunday, July 4, 2021

Toute la Poutine!


 En fin de semaine j'avais affaire le long de la 40 et j'ai pris la peine de faire un arrêt à Trois-Rivières. Je n'ai jamais vraiment pris le temps d'explorer la ville trifluvienne et je m'y suis posé en ce beau dimanche de juillet.

Tel un chevreuil qui s'étire le cou avec beaucoup de prudence avant de traverser la route, les gens recommencent tranquillement à arpenter les rues piétonniaires de la ville alors que la pandémie s'éssoufle.


N'ayant pas eu vraiment le temps de m'imbiber de ce charmant lieu, le sujet de ce post est tout autre. On va parler bouffe. Ne t'inquiète pas Trois-Rivières, je vais revenir c'est certain.


Oui on va parler bouffe. Pas de fibre, de légumes, d'humus ou pois chiches avec du riz. Non. De la bouffe sérieuse. Poutine, hotdog, sous-marin, cheeseburger, etc. En ce monde qui approche la post-pandémie tout coûte plus cher, même ton trio 10 croquettes de chez McDo servi par un kid de 12ans.


C'est en dégustant une bébé poutine sur la terrasse qui était en réalité une soupe tellement qu'il y avait de sauce, que j'ai réalisé que je devrais avoir une stratégie. Une stratégie pour en avoir plus pour mon argent quand ce nomade veut se gâter. Rien de plus insultant que de payer 4$ pour un hotdog alldress dont l'interpretation locale est moutarde/ketchup/salade/tomate. Oui je te pointe du doigt cantine de Ste-Anne de la Pérade.


Étant Montréalais depuis toujours, quand tu commandes, tu t'attends à ce que les choses soient faites d'une certaine façon et en voyageant, même à l'intérieur du Québec, on réalise que les mets standards n'ont pas tous la même interpretation ou qualité. Désolé les gens de Québec mais la poutine chez Ashton est bin ordinaire. Par contre, le Shish Taouk chez Le Cèdre à Ste-Foy plante Amyr et Basha.

Le fin gourmet 4 fourchettes en plastique que je suis vous recommande ce qui suit. Ne jamais commander en prenant pour acquis que votre plat sera pareil comme chez vous. Poser des questions et passer votre commande en détail. Exemple, où à Montréal je demanderais simplement un hotdog all dress, partout ailleurs je vais spécifier moutarde/relish/chou/oignon. On s'entend que je ne parle pas des grandes chaînes qui ont un standard peu importe la région. Ne pas commander quelque chose qui n'est pas dans la spécialité du resto. Il y a une raison pourquoi McDo ne vend plus de pizza. Faut pas s'attendre à des miracles. Ce n'est qu'un début et je vous promet de partager avec vous mes nouveaux trucs quand je vais les trouver. Au final, trop de sauce ou pas assez de sauce dans la poutine? La ration parfaite de sauce est aussi variée que le nombre d'individus. On ne peut mettre cette énorme responsabilité sur le dos des restaurateurs. Commandez votre poutine sauce à part, problème résolu. Un jour je vais me dompter et toujours le faire.

En attendant que quelqu'un invente le sous-marin steak/pepperoni/fromage chaud à Québec,

Bonne Route

Gerry :)

Monday, June 28, 2021

Time to go to ground ou la vanlife en stealth


 La semaine dernière le fondateur de Québec Vanning m'a contacté. Le légendaire et mystérieux personnage avait quitté le vanning il y a quelques années pour s'adonner à ses autres passions. "Je me remets au vanning tranquillement'', me dit-il. Je vais y aller avec un ninja gris cette fois-ci''. Et moi de lui répondre : "En effet comme c'est parti là, c'est une sage décision". Malgré mes efforts et ceux de plusieurs de calmer les esprits, les chevaux sont sortis de l'enclos et c'est une course folle. La Vanlife est devenue trop populaire pour sa santé et la communauté en souffre et va en souffrir encore plus tristement. Pas parce que tu t'es payé une van que tu fais partie, paf de même, de la communauté. On a un code d'éthique imagine toi donc!

La saison ne fait que commencer et on voit déjà des écarts de conduite et des gens qui s'étendent sans gêne un peu partout. Ces gestes inconscients avec une pinçée de je m'en foutisme vont avoir un triste impact et donner de la viande aux villes qui règlementent, celles qui y pensent et celles qui n'ont aucune idée de ce qui va leur arriver tantôt. On parle pas juste de bougons en minounes à 2 000$ ici, mais aussi de vans flambettes à 120k$ avec des "J'ai l'doua" aux commandes. On doit marcher sur des oeufs et j'ai l'impression qu'on va l'échapper solide. Pour ceux et celles qui me lisent de l'autre bord de la clôture du vanlife, je ne représente pas ces gens qui se croient tout permis. Je dois admettre que j'avais sérieusement sous-estimé le volume de sans génies dans le vanning. Mais j'ai espoir.

J'ai espoir qu'un moment donné ceux et celles qui font du vanning ou du tourisme nomade parce que c'est cool et que c'est tendance vont retourner vers autre chose. Ils vont réaliser qu'en bout de ligne c'est pas si cool que ça parce que c'est pas facile comme ils croyaient ou qu'ils vont avoir fait le tour assez vite. Ça ou ils vont se heurter à un shériff qui entend pas à rire s'ils ont le courage de s'aventurer au sud de la frontière avec leur attitude que tout leur est dû. C'est à ce moment, quand un vieux Campwagon des années 80 à 20 000$ tout pourri va revenir au prix du métal, qu'on va ramasser les pots cassés, prendre un grand respire et évaluer la suite. J'ai pas de boule de crystal mais ça va venir.

En attendant, je vais faire comme un animal traqué et me rendre invisible dans mon terrier, go to ground. Je déteste me cacher en vanlife puisque je m'assume totalement en tant que nomade mais là, je dois admettre qu'on s'en va vers une période difficile. Le Ninja Gris va être en mode furtif à compter d'aujourd'hui, full stealth comme on dit dans le jargon. Pour ceux et celles qui ne connaissent pas l'art du "Stealth Vanning", c'est justement ça, un art. C'est un art martial sur 4 roues avec des techniques actives et passives. Vous voulez en savoir plus? Ne compter pas sur moi, d'ailleurs j'en ai déjà trop dit.

L'art du vanning furtif s'apprend en faisant ses propres recherches, en se cassant la gueule et si vous êtes vraiment chanceux, en personne, par un Maître si il ou elle veut bien. Être furtif demande aussi de pas se peter les bretelles sur les réseaux sociaux à propos de tous nos faits et gestes. La Loi et les inconscients sont à l'écoute. Je vais être très sélectif dans mes publications. Le mode furtif apporte aussi un bienfait à la communauté en général. Le fait de passer incognito donne l'illusion que nos nombres ne sont pas aussi élevés ou à certaines occasions, inexistants. Tiens, ça pourrait être une nouvelle tendance pour les wannabees, vanning fantôme! On pourrait même avoir des hashtags cools comme #ghostvanning,#vanghost,#ghostvanlife. 

En attendant que les spots arrêtent de disparaître au ratio de 1 spot au "vanmeet", 

Bonne Route


Gerry  :)


Monday, June 21, 2021

Saint-Urbain, l'oasis dans le désert nomade de Charlevoix


 Toute la MRC de Charlevoix est fermée au vanlife. Toute? Non! Une municipalité d'irréductibles citoyens visionnaires ouvrent leurs bras pour accueillir la communauté cet été.

Charlevoix a eu une réaction à la "Gaspé" pour l'été 2021 en interdisant de dormir dans son véhicule dans un endroit publique, incluant légalement stationné sur la voie publique. Pourtant Baie-St-Paul est un village relais. Ils ont déjà commencé. Une citoyenne de BSP a trouvé un avertissement sur sa Dodge Caravan qu'elle s'exposait à une amende si elle dormait dans son véhicule. Elle s'était levée tôt pour aller prendre une marche non loin de chez elle et n'était même pas présente dans sa van. Pas fort.

La Malbaie quant à eux ont recemment tenté de renverser la vapeur en annoncant dans les médias qu'ils seraient tolérants malgré le maintien du règlement discriminatoire. Trop peu et trop tard selon le pouls de la communauté dont certains ont laissé entendre qu'ils boycotteront la région même en hiver pour aller sur les pentes au sud de la frontière.


Mais revenons au vrai sujet de cet article. Récemment j'ai été contacté par le Directeur Général de la Municipalité de Saint-Urbain afin d'avoir des conseils pour un emplacement arrêt-dodo dans leur ville. Saint-Urbain a décidé de ne pas suivre le reste de la MRC. Ils ont pris une approche pro-active et décidé d'encadrer non pas à un, mais à deux endroits sur le territoire, pour recevoir le tourisme nomade. Ah oui, un troisième site verra bientôt le jour aussi si tout se passe bien.

Je n'ai jamais été à Saint-Urbain mais je peut vous garantir que j'irai faire mon tour bientôt. Je suis certain que c'est un endroit de toute beauté. Il y a une boucherie bio qui apparemment font des saucisses délicieuses. Raison bonus pour moi d'aller y faire mon tour.

D'autres ont choisi la même philosophie de ville ouverte et accueillante. Alma, Longue-Rive, Montmagny, Baie-Comeau, Ragueneau, Sept-Îles, Lavaltrie, Rimouski pour n'en nommer que quelques unes.

Assurons-nous de suivre les règles affichées à la lettre afin de protéger et d'encourager ces endroits accueillants. Au plaisir de vous croiser dans ces villes et villages ouvert d'esprit du Québec.

Bonne Route et un grand merci à ces gens qui font l'effort de nous recevoir. On vous aime!

Gerry :)

Monday, June 7, 2021

Les feux de camps et le boondocking en passant par les vidanges

 


Les dernières semaines ont été riches en nouvelles dans la vanlife. Imitant la Gaspésie, la MRC de Charlevoix y a été d'interdictions à toutes formes de nomadisme en dehors des campings, à coup de tickets à $200 par véhicule en infraction. Je n'ai malheureusement pas trouvé une copie du règlement pour l'analyser, mais ça va venir. Bizarre car il semble que plusieurs commerces ont dû tristement fermer boutique dans la région suite à la pandémie.

Par ailleurs, un minibus c'est enlisé sur la plage d'Haldimand le 5 juin dernier en Gaspésie. Selon les informations recueillies, il ne s'agirait pas d'un incident relié à de l'ignorance naive, mais plutôt à un cas de je m'en foutisme. J'espère croiser ces illuminés sur la route cet été afin de leur poser une seule question, pourquoi? Ce genre d'incident nous fait reculer de 2 pas pour chaque progrès qu'on arrive à faire. Comme dirait Régis : ''Bravo champion''!

Je ne vais pas m'éterniser sur l'apocalypse de vidanges qui nous attends possiblement cette année. À en voir ce que laissent les gens derrière eux, même après un simple picnic dans un parc, faut croire que le monde vont sortir de la pandémie complètement fous au point d'oublier le civisme de se ramasser. C'est triste, mais ça va probablement être aussi pire que l'an passé. Je vous propose une devise que j'ai apprise de mes camarades miltants en 2012, be the change, devient le changement. Quand t'es pas capable de faire bouger une montagne qu'est une vague d'incivilités, et que de te fâcher ne change rien, fais-le toi même. C'est embarassant, mais surtout ça fait réfléchir quand on ramasse les dégâts des autres sans rien dire. Je vous laisse faire le choix, je ne suis pas là pour vous dire quoi faire. Je ne souhaite que vous inspirer.


Passons au deuxième volet de cet article, les feux de camps. Quand j'ai dit tantôt que la MRC de Charlevoix était fermée, vous vous posez la question, toute? Non! Un petit village d'irréductibles citadins visionnaires ont décidé d'établir une halte pour petits VRs autonomes à St-Urbain. Lors de nos échanges avec le Directeur Général de cette municipalité dans Québec Vanning, il a levé son inquiétude concernant les feux de camps. L'an dernier, des campeurs ont passé proche de partir un feu de forêt majeur en négligeant leur feu. Malgré cette catastrophe évitée, St-Urbain est toujours prête à nous recevoir. Il en est de mon devoir de vous éduquer à ce sujet et ça n'a rien à voir avec le fait que je suis un ancien pompier... ok, peut-être un peu.


Avouons-le, nous sommes tous attirés par un feu de camp. Surtout quand nous sommes entre amis près de la nature. C'est un besoin depuis l'époque où nos vans étaient propulsées par nos pieds sur des roues en pierre. La lumière, la chaleur et le spectacle des flammes ont un effet rassurant et rassembleur sur nos personnes. Par contre, un simple feu de camp laissé à lui-même ou hors de proportion peut avoir des conséquences dévastatrices pour l'environnement, la propriété privée et peut même causer la mort. Un feu de forêt résultant d'une telle négligence sera catastrophique. Pour les gens en milieu rural c'est l'évidence même, mais pour les citadins urbain, c'est moins évident.

Se poser la question à savoir si un feu de camp serait une bonne idée, c'est souvent y répondre. Dans le doute, abstenez-vous. Voudriez-vous avoir la perte d'une vie humaine sur la conscience? La possibilité d'un tel drame existe. Durant les périodes sèches, un simple tison peut se transformer en brasier. Un feu laissé à moitié éteint peut se propager via les racines et se réprendre sur une longue distance à travers une forêt sous le sol. J'en sais quelque chose pour en avoir combattu plus d'un. C'est pas évident. Pour les villes qui nous accueillent à bras ouverts et qui ne veulent pas prendre de risque, je suggère fortement d'afficher cette interdiction sur un unique panneau. Elle mérite une attention particulière et ne doit pas se perdre parmi d'autres règles avec des conséquences moins majeurs.

"Casseux de party!" vous dites? Pourquoi pas une alternative? Je vous suggère une solution presqu'aussi agréable et plus sécuritaire. Vous pouvez animer une soirée à la flamme sans risque de brûler Rome et jouer du violon. Mettre une petite table au centre et que chaque participant apporte un lampion. C'est certain que ce n'est pas la même intensité que le bois qui craque à la chaleur mais la lumière et l'effet rassembleur sont là. Pas chers et disponibles dans une variété de couleurs, le lampion prend très peu de place. Si vous fouillez un peu dans vos fonds d'armoires, je suis pas mal certain que vous en avez déjà du temps où votre belle-soeur en vendait comme sideline à sa business de Tupperware. Le seul risque de ces "chandelles de camp" est de vous brûler si vous l'éteignez avec vos doigts. 

Bonne route et soyez prudents.


Gerry  :)