Sunday, August 27, 2023

"Papa tu n'es plus un vanlifer"


 Des mots prononcés par ma fille récemment qui ont porté à réflexion. Permettez moi d'élaborer. Tout ça a commencé en 2014 avec l'achat d'une bonne vieille GMC Vandura 1980. Nostalgie du véhicule sur lequel j'avais appris à conduire et rêves de tripper van comme dans le temps les fins de semaine et pendant les vacances. On avait trouvé quelques autres trippeux et en 2015 on a créé Québec Vanning parce qu'il n'y avait rien qui répondait à notre passion. Les groupes de Westfalia étaient pas mal fermés aux autres vans. On a capoté rendu à 100 membres, imagine.

Par enthousiasme, innocence et ignorance on a partagé notre passion ouvertement avec d'autres sans trop savoir où ça allait mener ou devenir. Avoir su, on aurait fait plus attention, mais ce qui est fait est fait, les débordements, les abus et les 20% de cabochons qui font bien ce qu'ils veulent. Quelques part, ça aurait abouti au même, je crois. Passer du mode "weekender" au mode temps plein a changé la perspective et l'importance de l'accès aux endroits publics et de leur conservation. Mon style de vie en dépendait encore plus que des likes sur Facebook ou Instagram.

Arrive récemment une vague de nouveaux qui veulent vivre la totale comme ils ont vu sur les réseaux parce que c'est tellement cool, pas cher et ça a l'air simple. Certains vont garocher de l'argent dans un clé en main sans trop savoir dans quoi ils s'embarquent et ça donne ce que ça donne. La vanlife c'est tellement cool que tout le monde veut se l'approrier pour en extraire chaque cennes pendant que ça dure.

Je vous niaise pas, d'une compagnie qui réclame les droits exclusifs au mot, des compagnies d'assurances qui s'annoncent avec une belle van (Mais qui veulent pas assurer des conversions maisons), la FQCC qui met une belle photo de l'iconique Westfalia sans rien offrir aux vanlifers, tout y passe pour faire une piasse.

Des usagers de toutes sortes s'approprient la pratique de la vanlife. De la grosse fifth wheel à la tente, bien des gens pensent à tort que c'est du camping gratuit. Comme je me tue à le dire depuis des années, c'est pas ça pentoute. 

L'explosion récente de sa popularité a aussi provoqué la société à réagir avec son coup de genou habituel quand soudainement trop de gens sortent du cadre établi avec une nouvelle façon de faire. Il faut règlementer, il faut tarifier. On voit un déchirement dans la communauté dernièrement alors qu'un côté continu à faire des efforts pour garder des espaces gratuits et que d'autres poussent pour des espaces tarifiés, parfois en mélangeant les deux.

Suite à ces constats, je fais quoi là dedans? La question devait se poser et après mûre réflexion, il est temps pour moi de concentrer mes énergies là ou elles seront les plus éfficaces et nécessaires. Car si je ne suis pas un vanlifer, une chose est certaine, je suis un nomade, ma fille confirme.

Je vis dans mon véhicule par choix et j'y vis bien. Je ne suis pas le seul et avec la crise du logement, plusieurs viendront bientôt se joindre à nos rangs, de façon volontaire, par nécéssité ou par désespoir. Il est temps de mettre de l'avant nos besoins et défendre nos droits. Des démarches ont déjà été entamées il y a quelques mois.

Deux groupes ont été mis en place par des nomades et leurs alliés. Un groupe de recherche d'une vingtaine de personnes dédiées, un collectif qui se creuse la cervelle pour trouver des solutions et les répandre. Une de ces solutions a été de créer un groupe de soutien fb exclusif aux nomades à temps plein. Ça l'air de rien, mais pouvoir discuter de nos enjeux sans le commentaire occasionnel "va dans un camping", c'est important et rassurant. Il y en a eu d'autres et il y en aura d'autres solutions. Si vous êtes nomade à temps plein, peu importe le véhicule, contactez-moi pour nous joindre. Vous le trouverez pas le groupe, il est privé et secret.

On m'a souvent donné le titre de "Bob Wells" québecois. J'ai l'intention de le mériter en publiant des capsules vidéos pour aider et informer les nomades à temps plein. Faire des vidéos pour mes chars téléguidés m'a mis plus à l'aise avec le montage. Ce blog ne va pas disparaître mais les publications seront plus rare.

Finalement, que va devenir ma participation au sein de l'Association Vanlife Québec? Aujourd'hui plus que jamais, sont existence est essentielle et elle a mon soutien entier. Tous les joueurs importants sont à la table de son CA. Weekenders, temps pleins et industries font partie intégrale des discussions, débats et représentations. Sans elle, on a rien. Elle représente et défend les interêts de tous les nomades que ce soit à temps plein ou partiel.

Alors oui ma fille, bien que plus souvent sédentaire, papa est un nomade. :)

Aspirer à inspirer avant d'expirer.

Gerry

Friday, July 28, 2023

Le Ninja est mort, vive le Ninja


 Il arrive ce qui arrive. Rien n'est éternel, surtout pas un véhicule. Après 4 ans et 60 000 km à voyager à travers l'Amérique du Nord, ma Dodge Grand Caravan 2010 acheté 4 000$ à 193 000 km à enfin fini sa route. Moteur, transmission et frein étaient en excellent état. C'est la rouille sous le véhicule avec l'aide d'un nid de poule à Montréal détruisant la suspension avant qui aura signé son arrêt de mort...en plein début de vacance.


Ça fesait un boutte que j'étirais la sauce sachant très bien que la fin était proche, mais on veut souvent vivre dans le déni faute d'espoir. Les objets n'ont pas d'âme jusqu'à ce qu'on leur en donne une. Le Ninja Gris a prouvé à maintes reprises qu'il en avait une.


À chaque pépin elle s'est rendue à destination ou au garage sur son propre pouvoir. Dimanche dernier s'est rendu à Québec suite à un trajet "enthousiaste" de Montréal que j'ai découvert le bobo. La jambe de suspension avant aurait pu s'écrouler à tout moment. Une réparation trop dispendieuse pour une van dont le chassis est manger, par endroit absent, par la rouille. J'ai trouvé son remplacant le lendemain.



C'est pas une partie de fun remplacer un char, encore moins quand c'est ta maison. Par chance le garage qui me l'a vendu était prêt à enlever les siéges arrière et réparer les bobos soulignés. Mais là ça été de jongler avec le transfert de stock d'une van à l'autre, dans un stationnement de piste cyclable pas trop achalandé à Québec, prendre rendez vous avec le férrailleur pour ramasser la carcasse et figurer comment installer tout ça avec la variable de dame météo. Chose faite avec la pluie qui est tombée 5 minutes après que j'ai terminé. Un gros merci à ma blonde pour avoir été mon taxi et de m'avoir donné accès à son locker de storage qui a grandement aidé avec ce câsse-tête de niveau titanesque.
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Bien que le stock soit rendu, j'ai rien d'installé, tout est pèle-mèle. Le ou la prochaine qui me demande une photo de mon setup va voir ça l'air de quoi une van bordelique. Il y a aussi le véhicule même qui a besoin d'attention, antirouille, décontaminer et sceller la peinture, canne de nettoyeur d'injecteur et ah oui, retour au garage pour une fuite d'huile qui devait être déjà réparé. Oui, j'ai pris une gatantie pour la durée des paiements après tout, c'est un produit Chrysler.


Le Ninja Gris m'aura permis de vivre de superbes aventures et des moments inoubliables que ce soit à des endroits ou avec des gens. Son âme vie maintenant dans une Dodge Grand Caravan 2015 qui se nomme Le Ninja Gris bleu. C'est pas juste une question de faire vivre le nom, c'est aussi un méchant chiard de changer le nom de ce blog!

Bonne Route


Gerry :)

Saturday, May 13, 2023

L'inflation et la malbouffe


 Mais qu'est ce que la malbouffe a à voir avec la vanlife? Quand tu vis dans une Dodge Caravan t'as pas la place pour un gros garde-manger et ça fait partie de ton alimentation souvent, pour moi en tout cas.

Quand j'ai emménagé dans le Ninja Gris en 2019 j'avais fait le raisonnement suivant, avec une moyenne de 10$ du repas dans un fast food 7 fois par semaine, j'arrivais à un budget de 100$ par semaine pour me nourrir. 70$ de resto et 30$ de ramen pour le reste. Blague à part, à 30$ par semaine je pouvais avoir pas mal de chose pour complèter ma semaine.

Maintenant le prix moyen d'un repas malbouffe tourne autour de 15$ et tout le monde sait ce qui arrive au prix des ramens. Tout montent. L'inflation c'est une chose, mais ce qui me désole, c'est que la qualité, oui c'est pas la coche la malbouffe, mais restez avec moi, elle a déscendu de plus de 50% dans la grande majorité des grands de la junk.

On peut même plus se dire "bon je fais une dépense de fou, mais ça va être vite et je vais me régaler au dépend de mes artères", c'est pas bon. 

J'avais fait une revue de mes places à malbouffe il y a quelques années. J'ai le regret de vous dire que tous ne valent plus la peine pour moi. Même si les prix revenaient à la baisse, la qualité est rendue au niveau de cafétéria d'école secondaire. Voici quelques constats.

Harvey's, j'y suis accro depuis 54 ans. Maintenant la viande est cuite juste pour dire et commandez pas une poutine. Du fromage, plein de sauce et 3 ou 4 frites. Rien à voir avec la belle image qui vante ses mérites. On peut demander la viande bien cuite mais souvent ça se traduit par 5 secondes de plus sur le grill.

Subway. Aaaah que j'en ai mangé. Un laboratoire a testé leur salade de thon pour découvrir qu'il n'y avait aucun ADN de thon dedans! C'est quoi d'abord? C'est à se demander ce qui est du reste. Les tomates transparentes teintées avec un peu de rouge sont aussi un facteur qui remet en question la qualité générale du produit.

PFK, bin...PFK. Ça s'appelle même plus "Poulet" Frit Kentucky. Hautement suspect.

A&W, trop sec pour moi.

Wendy's. Il n'y en a pas à Québec et celui par lequel je jurais à Dollard-des-Ormeaux, parce qu'ils ne sont pas tous pareils, a changé de proprio pas pour le mieux. Sec et goûte rien. 

Burger King, des chances qu'on vous passe un burger qui dort sous les lampes depuis 20 minutes. Pour 15$, je veux manger chaud et frais.

La belle province ça fait un bail que j'ai mangé là. La dernière fois j'ai juste regardé les prix et je suis sortie sans acheter rien. 

McDo. Ils ont le mérite de précuire leurs cochonneries d'avance en usine. J'ai jamais mangé un hamburger pas cuit là. Par contre, des croquettes froides, au prix qu'on paie maintenant, je les retourne. La chose avec les McDo c'est d'aller dans les restaurant corpo. Contrairement aux franchisés, zéro hésitation pour que votre repas soit à votre satisfaction. Ils sont facile à spotter. Si la liqueur est en libre service, des bonnes chances que vous soyez dans un McDo corporatif.

Tim Horton. Tim Horton...où avant vous aviez une chance sur deux d'avoir une erreur dans votre commande, là c'en est presqu'une certitude.

Tout ça pour dire que je cuisine un peu plus avec des recettes de ramen fancy sur Youtube et quand je décide de me payer la traite, je vais me rendre dans un resto local avec plus de 4 étoiles Google. Parce que c'est pas garanti que la petite place cool qui dit qu'elle fait les meilleurs shish tahouk en ville, elle sait c'est quoi un vrai shish tahouk. Ça coûte plus cher donc on est encore plus en droit d'en avoir pour notre argent et pas juste dans les restos. Ne jamais hésiter d'être sélectif et exigeant avec son argent durement gagné.

Soyez proche de vos cennes et Bonne Route

Gerry :)


Sunday, March 5, 2023

Le Salon du VR, vanlife?

 


En fin de semaine j'étais présent avec Philippe Raymond pour parler de l'Association Vanlife Québec au kiosque de Go-Van qui nous a grâcieusement offert l'opportunité d'être sur place. Pendant toute la semaine j'ai remarqué que le salon "pitchait" la vibe vanlife avec entre autre un article sur un couple de futur vanlifers qui veulent se lancer dans l'aventure. L'intérieur du salon affichait aussi la vanlife, mais on sentait pas trop la vibe, autant des exposants que des visiteurs.


Il y avait sur place les membres corporatifs de l'AVQ comme Safari Condo dans la grande salle, Go-Van et Nomade Van à l'étage, ainsi que VanlifeMTL. Il y avait bien sûr les grands noms du VR qui offrent aussi des vans converties mais rien niveau accessoires qui auraient pu interêsser les vanlifers et les discussions sur les réseaux a reflèté cette réalité. Chapeau à VanlifeMTL pour son move absolument génial de louer un espace de stationnement extérieur devant le Palais des Congrès pour la durée de l'évenement. Plus vanlife que ça, tu meurs!


J'ai eu l'occasion de rencontrer plusieurs d'entre vous et c'est toujours un plaisir d'échanger de vive voix avec les membres. La présence sur place de l'AVQ n'a pas été un retentissant succès mais ce ne fut pas pour rien. Vendredi soir, plusieurs de mon réseau m'ont contacté concernant une rumeur que Leclerc assurance n'offrait plus de couverture d'assurance pour les vans converties.


J'ai rencontré sur place Denis Vézina des assurances Leclerc qui m'affirmé qu'en effet ils ne couvraient plus les conversions artisanales/maisons. Pour ce qui est des conversions commerciales, Safari Condo fut nommé plusieurs fois mais il n'a pas voulu ce prononcé sur d'autres entreprises. Un nouveau dossier pour l'AVQ qui sera discuté au prochain CA mais on va déjà commencer à faire des téléphones.

À tous ceux et celles que j'ai croisés, merci encore pour votre appui.

Bonne Route

Gerry :)

Friday, March 3, 2023

C'est quoi un nomade?

 


C'est en direct du Salon du VR représentant l'Association Vanlife Québec que j'écris ces lignes. Go-Van nous a invité à son kiosque afin de pouvoir promouvoir l'AVQ. Mais la n'est pas le sujet de cette publication.

La semaine dernière j'ai visionné la vidéo de Prêt pour la route où Alex et Val annonçaient qu'ils ont fait l'achat d'un petit condo comme pied à terre. Vraiment un petit condo. Tellement que les armoires me rappel leur roulotte Airstream. Si je me souviens bien, Florent de ma vie en van avait essuyé tout une vague de négativité quand il a vendu sa van pour passer à autre chose. Ce qui amène la question, c'est quoi un nomade?

J'ai souvent eu des discussions avec des vanlifers temps pleins qui se voient comme des imposteurs à cause de raison xyz. Certains pourraient même dire que moi même je suis pas un vrai parce que je me branche au mur l'hiver et que je visite ma blonde à l'occasion. Laissez moi vous expliquer l'essentiel d'être un ou une nomade basé sur mon expérience des 5 dernières années.

La première chose qu'un nomade va confronter c'est de faire face à des problèmes concrets et immédiats. Il faut être vite en affaire et être allumés. On se rend compte très rapidement que d'utiliser toutes les ressources à notre disposition sans en abuser est "fair game". Que ce soit une bibliothèque, un gym pour la douche, McDo pour le wifi, une connaissance qui vous offre un spot, un camping ou un motel, toutes les options sont valables, pour une urgence ou pour un peu de confort temporaire. La boîte à outils des nomades est variée et les pratiquants sensés les utiliseront tous au moment opportun.

Être nomade va au delà de son état se sédentarité et du véhicule. C'est un style de vie, une façon d'être. Avoir la capacité de ne pas s'attacher à des objets, être ouvert d'esprit pour profiter des opportunités, s'ouvrir au monde et aux gens qui l'habite est la base de la vie nomade. Reconnaitre le fait de s'arrêter à un endroit ou une situation pour un moment court ou long en fait partie aussi. On a pas besoin d'être en mouvement perpetuel. Il faut savoir profiter des occasions que la vie nous présente et le ou la nomade ouvert sur le monde en aura plusieurs. Parce que nous avons la liberté de pouvoir passer à autre chose que ce soit pour un emploi ou géographiquement, nous pouvons nous mêmes créer ces occasions.

À mon humble opinion, on cesse d'être nomade quand on se fige dans une routine, qu'on recommence à accumuler des cossins inutiles au point de pas savoir quoi en faire et qu'on cesse de transformer des rêves en réalité.

Alex et Val vous êtes encore des nomades full patch et je vais continuer à vous suivre. Votre chaine est une des rares qui fait du superbe contenu sans se perdre dans la sauce des clichés "influenceur commandité". Pour ceux et celles qui ont eu le courage de vivre le rêve, vous n'êtes aucunement des imposteurs. Ceux qui vous dirons ça on probablement pas les couilles de faire une fraction de ce que vous avez fait.

Bonne Route

Gerry :)


Sunday, February 26, 2023

La vanlife déteste les campings?

 


Les campings font partie intégrante de la boîte à outils des nomades même si on y passe pas tout notre temps. Plusieurs campings et leur organisation crient haut et fort que la vanlife c'est des cheaps qui leur volent de la business en utilisant des stationnements gratuits la nuit. J'ose ici prouver le contraire, non seulement la vanlife ne vole pas d'argent au campings qui sont pleins, mais elle leur en apporte du nouvel sous la forme du camping d'hiver.

Plusieurs vanlifers ont mis beaucoup d'argent dans leur véhicule et trouvent plate de mettre en storage pendant des mois leur investissement bien isolé. C'est une vingtaine de campings qui sont ouverts en hiver au Québec et la principale clientèle sont des vanlifers.

Si vous croyez que je m'imagine ça, prenez en considération le rassemblement organisé par l'AVQ en fin de semaine. Au coeur de la zone pas trop vanlife friendly de Charlevoix à -25, le camping Le Genévrier et un paquet de commerçants locaux ont accueilli 54 vans. C'est plus de 250 personnes qui se sont pointées, dont certaines ont fait plus de 4 heures de route, dans ce froid sibérien pour goûter à plusieurs plaisirs de la région. Les gens du Genévrier ont fait des pieds et des mains pour amener à l'évenement les saveurs locales sur place au grand plaisir des participants et ce malgré le refus de Tourisme Charlevoix d'y participer. Je sais pas combien la fin de semaine a rapporté à cette entreprise visionnaire et accueillante, mais je vous assure que c'est plus que zéro. 

Toutes mes félicitations à Philippe Raymond du CA de l'AVQ et sa compagne Val pour avoir organisé ce qui est un brillant succès. D'ailleurs, ce n'est pas le dernier rassemblement de l'AVQ. On prépare un rassemblement gratos pour tous les membres de l'AVQ en début juin. Le chantier est lancé et tout ce que je peux vous dire c'est qu'on cherche une place entre Montréal et Québec et il va y avoir des toilettes c'est garanti. 


Oui parce que bien qu'on soit en plein mois de Février, le CA et des membres de l'AVQ se défoncent à faire avancer des dossiers. Nous sommes à mettre les barres sur les T et les points sur les I de notre document qui sera envoyé aux municipalités pour encourager les espaces dodos. Le groupe de discussion pour les enjeux de vie des nomades à temps plein au Québec est lancé, le travail commence. Le rapport financier sera traité par un comptable, etc. Je serai également présent avec Philippe la semaine prochaine au salon du VR de Montréal pour représenter l'AVQ. Passez nous voir si vous êtes dans le coin.

Bonne Route

Gerry :)


Friday, February 3, 2023

Première panne de courant en 4 ans

 


La nuit dernière je me préparais avec engouement pour ma première nuit sous les -20 de l'année. J'ai le privilège de pouvoir me brancher sur le 110 là ou je stationne mais même avec ma chaufferette électrique dans le tapis, c'est un peu du sport extrème. La place vivable dans la van rétrécie avec chaque degré en bas de -20. Je suis bien organisé pour que cette espace soit au niveau de mon lit mais mettons que tu te tiens loin des murs et tu poses pas tes pieds nus sur le plancher.

J'ai gardé un oeil toute la journée sur les prévisions météos pour constater que le pire allait commencer vers 4H00 du matin. Chauffage en fonction, isolation de "fortune improvisé" installé, pare-brise déneigé et déglacé, je m'installe pour le dodo. Vers 2H00 du matin je me fais bercer par le doux son de la gratte à neige qui déblaie le stationnement autour de moi. Vivre dans une van, on s'habitue à bien des trucs bizarres.

Soudainement je perçois un sinistre silence dans la van. Ventilateur et chaufferette sont muets! Pas de panique, j'avais anticipé la possibilité que les déneigeurs pourraient éventuellement débrancher la prise qui longe le mur sur une bonne distance. Je m'habille, je sors et...ah bin taba!!!! L'extension est sectionné et une bonne partie de son 85 pieds est partie en voyage dans un banc de neige jusqu'au printemps.

Il fait -13 et dans 2 heures c'est l'apocalypse du -20 qui commence. Pour moi le Ninja Gris a parlé au tracteur, "Hey le cave qui dort dans moi veut me démarrer demain à -27, tu peux me rendre un service?". Snap! Je réalise rapidement que mon extension numéro 2 est prise dans un bloc de glace sous mes panneaux solaires. Bon, ok.

Plan B, j'envoi un message à ma blonde en espérant qu'elle va le recevoir. On se pointe pas chez les gens sans s'annoncer à 2 heures du matin. Par chance elle fait de l'insomnie et m'invite à me rendre au chaud. Une histoire qui finie bien.

C'était quoi le plan C? Parce qu'il en faut un. J'aurais simplement démarré le moteur et passé la nuit dans le siège conducteur avec une ouverture dans la fenêtre. Pas question de dormir dans la cabine alors que le moteur tourne. Les dangers de mourir par empoisonnement au monoxyde de carbone sont trop élevés.

Si je me fais pas, littéralement, coupé le courant à la prochaine descente arctique, je vais vous partager l'expérience ne soyez pas inquiet.

Bonne Route

Gerry :)

Sunday, January 22, 2023

Organiser un évènement Vanlife

 


Mise en situation, vous vous pointez dans un club pour voir des humoristes sur la scène et lorsqu'ils se pointent, voici comment ça se déroule : "Ok merci d'être là. Donc, donnez- moi des situations ou faits vécus. Donnez-moi des choses drôles à dire et surtout, des bons punchs hilarants. Ok, go!" C'est un peu ça que j'ai vu passer sur un groupe fb en fin de semaine.

Une date, une belle annonce avec un graphique bien fait, une belle région et à part des promesses de conférences, musique et exposants, rien. Car il n'y a pas de liste de qui seront ces gens, mais une demande pour des exposants et des conférenciers! Ça ressemble beaucoup à du "Astroturfing", un terme anglophone qui signifie l'opposé d'un autre, "grass roots movement" un mouvement de la base voir communautaire.

Bien que la vanlife devient de plus en plus populaire et commerciale, elle est encore une communauté qui est tissée serrée et elle n'est pas dupe. Je n'ai rien contre des promoteurs privés qui veulent lancer des rassemblements mais il y a un protocole de base à suivre.

Étape un, contacter des gens dans la communauté. Il y en a plusieurs qui sont influents. Il y a même l'Association Vanlife Québec qui peut vous aider. En prenant le temps de contacter ce réseau très actif, vous trouverez sans problème des exposants, conférenciers, artistes, influenceurs, la totale.

Étape deux, choisir une date qui ne concorde pas avec un autre rassemblement le plus possible. En contactant la communauté avant, il y a de bonnes chances d'avoir ce genre de renseignement.

Étape trois, trouver un emplacement et confirmer. Assurez-vous qu'il y a assez de toilettes. Bien que nous soyons en général autonomes, elles seront utilisées et c'est une des premières questions que vous allez avoir.

Étape quatres, faire une belle image et annoncer votre rassemblement. Ne le faites pas avec un compte Instagram ou un profil fb créé hier. C'est louche et bien que certains vont accrocher, pas sûr que ça va marcher fort. Annoncer artistes, activités et conférenciers confirmés même si la liste n'est pas complète. Vous pouvez toujours annoncer les ajouts plus tard et ça remet la chose sur la map. 

Finalement, si vous êtes un promoteur qui ne connait rien dans la vanlife mais qui veut faire un rassemblement, soyez franc et affichez-vous. Une des valeurs de la vanlife est la franchise parce qu'il n'y a pas grand place à cacher des trucs quand tu vis dans une boîte de tôle. La communauté sera plus qu'enthousiaste à participer si vous l'approchez convenablement.

Bonne Route

Gerry :)

Wednesday, December 28, 2022

2022, quelle année!

 


2022 fut une année remplie de bonnes choses autant au niveau personnel que vanlife. Le lancement de l'Association Vanlife Québec pour nous représenter a été une belle façon de lancer l'année en grand. Soudainement, le fait de s'être organisé n'a pas passé inaperçu. Plusieurs municipalités nous ont contacté pour mieux connaître c'est quoi ça la vanlife et nous avons même réussi à mettre au point certains différents de manière immédiate. Des plus et des moins en bout de ligne. Une bonne réponse des instances avec plus d'ouvertures que de fermetures en 2 ans. Esperons que l'hémorragie a cessé. Des moins, un en particulier. Depuis le temps que ça chiale qu'on devrait avoir une vraie association pour nous représenter auprès des élus et paliers de gouvernements, je suis déçu du nombre de membres que nous avons receuilli. Tout de même un gros merci aux 200 + membres actifs et à la cinquantaine de membres corporatifs qui nous appui. On va lancer la nouvelle saison avec un bang ce printemps, que dis-je, des bangs. L'AVQ bouge pour le bien de tout ses membres.


Côté van, le Ninja Gris se porte bien. Maintenant 13 ans d'âge avec 249 000 km, je suis très surpris comment cette Dodge roule encore à merveille malgré deux années de laisser allez de son entretien. Des freins au 4 roues et un changement d'huile en retard de 15 000 km pour la somme de 1 200$ auront été les seuls frais cette année. Je me croise les doigts. Pour la cabine j'ai fait une dépense de fou mais qui en réalité est un investissement, j'ai acheté un vrai matelas. Faut dire que mes mousses était fini depuis au moins 2 ans et demi. Wow, quelle différence. Par contre il fait deux pouces plus haut et là ma tête est collée au plafond quand je m'assois. Un détail qui en dit long quand à la règle que chaque pouce compte dans une van!

J'ai quitté Boréal en juin pour revenir à mon nouveau port d'attache qu'est devenue la ville de Québec. Après un mois de vacances, je commençais à m'emmerder et je me suis trouvé du travail dans une usine de store. Belle ambiance dans cette petite entreprise familiale mais faire des stores de fenêtres 5 jour semaine c'est comme faire le même modèle à coller jour après jour. Tu commences à regarder l'heure aux 10 minutes à partir de 8h10! Par chance, j'ai trouvé une job extraordinaire qui me voit usiner et travailler le plastique de façon trippante et surtout différente dans une ambiance très agréable. Je suis là pour un boutte.

Pour 2023 je lance une chaîne Youtube qui va combiner deux de mes passions, les miniatures et le vanning...en plus petit. Je vais faire des vidéos d'aventures téléguidés avec nos deux véhicules pour le fun. Certains combinent le vanning avec leur passion pour le vélo, la planche, le kayak. Moi et ma blonde c'est les véhicules téléguidés hors route à laquelle nous allons mettre une saveur camping/overland. À suivre.

Parce que la vanlife à elle seule ça peut devenir plate, gardez vos horizons ouverts. C'est ce que je vous souhaite pour 2023. Il n'y a pas une convention écrite qui dit c'est quoi être un ou une vraie vanlifer. S'il y en aurait une seule, c'est de prendre le moment comme il vient et d'en profiter à chaque fois. Vivre en nomade, que ce soit à temps plein ou partiel, vous met en contact avec la terre et le vrai monde. Elle vous présente avec des possibilités qu'autrefois vous n'auriez même pas considéré. Alors que vous soyez dans un vieux Econoline avec un sac de couchage et une glacière ou dans un Sprinter à 220 000$, profitez-en et faite ce qui vous plaît, on ne sait pas ce que nous réserve demain.

Bonne année 2023 et Bonne Route. Au plaisir de vous croisez et merci de prendre le temps de me lire.

Aspirer à inspirer avant d'expirer.

Gerry :)


Wednesday, December 7, 2022

La fin est proche.


  Ça fait un bail que j'ai pas écris. Désolé mais je suis pas mal occupé avec le train-train quotidien job-dodo dans la van que je n'ai pas vraiment rien d'excitant à partager dernièrement. La recette pour passer un hiver comfortable dans sa van au Québec c'est pas compliqué. Trouver un accès à une prise 110, se procurer une petite chaufferette électrique et faire du couch surfing à l'occasion, voilà.

Non, cette article se veut plutôt être un éditorial philosophique. Une pause réflexion sur où j'en suis rendu dans cette aventure de nomade à temps plein et la vie en général. Si vous étes curieux sur mon point de vue, je vous invite à continuer. Sinon, il y a certainement autre chose ailleurs sur les internets.

J'ai récemment perdu un ami proche. Moi, lui et son frêre qui nous a aussi quitté il y a trois ans, formions un trio incroyable de l'âge pré-ado à jusqu'à il n'y a pas si longtemps. Les rires, conneries et aventures que nous avons vécu ensemble pourrait remplir un livre. Statistiquement, j'aurais dû être le premier à lever les feutres, mais voilà, je suis encore ici. Ce qui m'amène à la présente réflexion.

La fin est proche pour nous tous. Malgré le tabou, l'insouciance ou le déni, il faut venir à terme avec le fait qu'aucun d'entre nous n'est éternel. On va tous pousser les pissenlits par la racine un moment donné. Ce qui compte c'est ce que l'on fait avec la quantité limitée de temps que nous avons.

C'est à l'âge de 8 ans que j'ai compris la notion, si non la valeur, du temps. Mon Grand-Père Fred m'avait expliqué que le temps c'est comme recevoir 200$ chaque jour que tu ne peux pas accumuler s'il n'est pas dépensé. En retrospect, j'ai très bien profité de mon temps. Je n'ai aucun regret sur ma vie à date et si ça serait à refaire, je ferais le même parcours, à quelques détails près genre pas acheté une Renault/Fiat/Volkswagen.

Je n'ai pas la réponse à la question, comment trouver le bonheur? Mais voici comment je m'y prend si ça peut aider. J'assume mes décisions bonnes ou mauvaises, personne n'est parfait. J'apprécie les bonnes choses qui m'arrivent, autant les petites que les grosses. Je m'adresse à chaque personne avec un sourire. Je m'éfforce de ne pas juger mais plutôt d'être curieux. Je n'attends pas le moment parfait pour faire quelque chose. Le moment parfait c'est maintenant. Bien que je puisse être tenace, j'évite de faire comme une mouche qui tente de traverser une vitre. Un moment donné, faut essayer autre chose. Je donne de ma personne sans m'attendre à rien en retour mais je suis généreux plus souvent avec ceux qui apprécient. Je laisse savoir aux gens autour de moi quand je les apprécis et pourquoi.

Cette philosophie a été cimenté par la vie nomade via les gens que j'ai fréquentés sur des milliers de kilomètres. Mais elle s'applique selon moi à n'importe qui. Voyager de façon minimaliste m'a permis de rencontrer des personnes extraordinaires de toutes les classes et de toutes sortes de milieux. J'espère en faire encore plusieurs. Ça pourrait être vous.

Un dernier truc, aspirer à inspirer avant d'expirer. Essayez ça pour le fun. 

Bonne Route

Gerry :)

Monday, October 24, 2022

Ça arrive même aux mieux instruient.

 


Petite aventure ce matin. Enfin, plutôt passé proche d'avoir une crise cardiaque en sortant de l'usine pendant ma pause pour réaliser que le Ninja Gris avait disparu!!! Il y était trois heures plutôt au même endroit où je m'étais stationné le soir d'avant. Plus rien mais les marques au sol d'un balai de rue me donne espoir qu'il a été remorqué malgré le manque d'enseigne à cet effet.

Un coup de fil au 911 qui me transfert au service de remorquage/stationnement et c'est avec les doigts croisés que j'apprend qu'il a en effet été remorqué à 20 minutes de marche de là. Je remercie la gentille dame à profusion de la bonne nouvelle même si elle prend la peine de me dire, un peu gênée, qu'il va y avoir une contravention. "Un maigre inconvénient madame, je vous souhaite de passer une superbe journée et merci encore." Ça doit pas lui arriver souvent.

"Il y a des pancartes partout depuis vendredi soir" que chaque personne avec qui j'ai fais affaire pour cette histoire m'a dit. Bien sur le secteur résidentiel de la rue avait tellement d'enseignes qu'un non-voyant aurait pu s'enfarger dans au moins une. Mais la plus proche de ma van se trouvait à 150 pieds cachée dans l'herbe haute. Quelqu'un a mal fait sa job.

Pour une personne comme moi qui a passé trois décénnies à émettre des contraventions, se faire prendre comme ça les culottes à terre, c'est vraiment rare. Rare comme une Westfalia qui dépasse une G20 sur l'autoroute, mais ça arrive (J'vous jure c'est arrivé pour vrai.).

Est-ce que j'ai matière à contester? Absolument. Est-ce que je vais le contester, pas pentoute. Au même titre que lorsque j'émettais une contravention je me devais d'être certain à 100% de la validité de mon constat, je dois aussi être certain à 100% de mes chances de gagner ma cause en cour. Les heures de recherches et de préparation de la preuve à elle seule ne valent pas la peine pour le $124 que le Ville de Québec me demande. 

De plus, j'ai remarqué que depuis les trois dernières semaines c'est deux autres contraventions de stationnement que j'aurais dû recevoir. Contrairement à Montréal, Québec n'est pas généreuse pour afficher les interdictions de stationnement. Parfois, les pancartes sont loin, très loin.

Faut pas se taper sur la tête non plus pour avoir reçu une contravention. Ce n'est pas la société qui vous dis que vous êtes une mauvaise personne ou mal intentionnée. C'est une simple démarche administrative. Dans mon cas ça aurait pu être pire. Ça aurait été chiant aussi de perdre ma van, je venais de faire le ménage!

Aspirer à inspirer avant d'expirer.

Bonne Route

Gerry :)



Thursday, September 15, 2022

Voyager aux sud des États-Unis


Plusieurs d'entre vous iront passer leurs premier hiver au sud, très au sud, de la frontière chez nos voisins américains cette année. Voici quelques trucs et notions essentielles pour un voyage sans trop de problèmes.

La première étape est de passer la frontière. Arrangez-vous pour que votre véhicule soit propre et vous aussi. Arriver aux douanes avec vos passeports déjà ouvert à la bonne page, fermer la radio, enlever vos lunettes soleils et fermer le moteur. Soyez prêt à donner une destination avec adresse. Dire que vous faites un roadtrip sans but est la meilleure façon de vous faire virer de bord. Trouvez-vous un camping dans le coin où vous allez ultimment. Rien ne vous oblige d'y aller. Le douanier veut savoir deux autres choses très importantes, quand allez-vous retourner au Canada et si vous planifiez travailler lors de votre séjour aux USA. Donner sa date de retour est vital. Moi même je souligne la raison que la date de mon retour est la journée que mon assurance médicale expire. Je dit toujours "I have to go back because my insurance expires on m/j/a". Porter une montre au poignet démontre aussi que le temps est important pour vous. Ne jamais mentir à un douanier. Ce sont des experts en détection de mensonges. Pas de fruits, légumes ou viandes non préparées. Il faut garder en tête que le douanier a plein pouvoir discretionnaire si vous entrez ou non. Sa décision est sans appel. "Yes Sir, no Sir, yes Maam, no Maam." c'est pas mauvais aussi. Ne jamais dire que vous y aller pour travailler.

Dans le domaine des autorités, la police aux States c'est aussi une toute autre dynamique que chez nous, ah oui, vous êtes pu chez vous. Le niveau de professionalisme varie grandement mais une constante existe, il ne niaise pas. Ne jamais vous obstiner avec un policier américain surtout s'il vous parle fort et que sa main s'approche de son holster. Toujours montrer vos mains ouverte vers lui ou elle lors d'intervention ou interaction. Rester calme, bouger lentement et suivre les ordres à la lettre. Si vous ne comprenez pas, "I'm sorry I don't speak english. I'm a french canadian tourist." devrait vous aider. Prendre note que les Park Rangers sont aussi armés et ont les mêmes pouvoirs que les policiers.

Concernant la loi, il y a d'énormes différences entre le Canada et les États-Unis. Contrairement à nous, le code criminel varie d'un État à l'autre. De plus, plusieurs infractions minimes qui serait ici une infraction pénale sont appliqués au code criminel. Un exemple, vous buvez une bière ouvertement  dans le stationnement d'un magasin. Ici on vous colle un ticket de 75$ en vertu d'un règlement municipal, vide votre bière au sol et on en parle plus. Chez nos voisins, c'est un acte criminel mineur qui vient avec un dossier. Ne pas s'aviser de s'envoyer en l'air non plus avec son ou sa partenaire sur une plage publique. Ça vous mérite non seulement un casier mais dans certains États ont vous déclare offenseur sexuel (sex offender) avec toutes les restrictions qui vont s'appliquer au même titre qu'un pédophile. Je vous niaise pas.


Une autre chose très importante à savoir, plusieurs américains sont armés. Ne soyez pas surpris de voir un père de famille qui pousse son carosse avec sa petite famille et son Glock dans un holster à la ceinture. Ne soyez pas surpris de voir ce genre de scène, c'est tout à fait normal pour eux. À garder en tête si jamais vous avez une prise de bec avec un américain. C'est à éviter. Les pancartes "No Trespassing" doivent aussi être prisent très au sérieux. Plus souvent qu'autrement, une arme est derrière pour la faire respecter. Retenir aussi que la plupart des américains au sud sont très religieux. Certains sont ouvertement raciste aussi. Évitez de verbaliser votre outrance et passer votre chemin. "Désoler je crois que j'ai oublié de fermer mon feu de poèle" genre d'excuse.

Oui, il y a du racisme au sud des États-Unis, encore. Bien qu'il n'est pas officiel, il est bien présent. Il est très possible de vous trouver dans le mauvais quartier ou même le mauvais Walmart en relation avec la couleur de votre peau. Pas de panique, on va vous regarder bizarre plus que d'autres choses. Les barreaux sur les portes et fenêtres des maisons de certains quartiers sont plus alarmants. Rappelez-vous, si les papillons dans votre bedon s'agitent, allez ailleurs.

Je vous vois en train de lire ces lignes et de capoter bin raide, "mais ils sont fous!!!". Ce n'est de pas connaitre l'autre réalité du sud des États-Unis, l'hospitalité. La "Southern hospilaty" du sud existe bel et bien. Encore plus dans le sud de la Louisianne où vous ferez la rencontre de Cajuns, les acadiens américains. Un Canadien Français qui se fait spotter par un Cajun est soudainement de la parenté, j'ai eu l'immense plaisir de le vivre.

Rappelez-vous que vous êtes un/une visiteur, gardez l'esprit ouvert, soyez respectueux et souriez. Tout va bien se passer.

Aspirer à inspirer avant d'expirer.

Bonne Route

Gerry :)


 

Monday, September 5, 2022

Un arrêt dodo, c'est pas du camping.


 Aujourd'hui j'ai appris que Saint-Anne-des-Monts a fermé son espace de camping gratuit devant l'église par résolution. Avant de monter aux barricades, le Maire Simon Deschênes m'a assuré que le terrain de l'aréna et la halte routière sont encore accessibles pour des arrêts dodo. De sérieux problèmes de propreté et le refus total de certains de faire une maigre contribution à l'Église ont mis un terme à l'expérience. Elle a mis en lumière aussi une certaine réalité que j'avais manqué jusqu'ici.

Plusieurs vont croire à tort que la vanlife c'est du camping gratuit. Même des propriétaires de Prévost ou de fifth wheel s'imaginent qu'eux aussi font de la "vanlife", je vous niaise pas. C'est pas ça du tout, la réalité a été déformée sur quelque chose qui existe depuis longtemps et instauré par Walmart.

Il y a plus d'une trentaine d'années, Walmart a mis en place la pratique d'accueillir les vr en transit. C'était un marché donnant/donnant. Les vr ont un endroit sécuritaire pour passer la nuit et le commerce amène une clientèle en moyen dans ses magasins. Jusque là, ça va. Suite au crash immobilier de 2008, plusieurs se sont retrouvés sans maison et ont commencé à vivre dans leurs véhicules. Les Walmart déjà connus pour leur accueil ont été envahis au-delà des personnes en transit.  Plusieurs y demeurant pendant des mois. L'arrêt en transit a rapidement été publicisé comme un camping gratuit.

En fait, c'est quoi du camping? Bien que pour plusieurs vivre dans un véhicule égal automatiquement d'être en camping, ce n'est pas le cas. Dans la photo au début de l'article, prise au parc des Pionniers à Baie-Comeau, qui autorise le stationnement de nuit, ce que l'on voit est clairement du camping. Les propriétaires ont installé leur roulotte avec auvent et slide out déployés et ils sont partis faire du vélo pendant la journée. Par contre, derrière, on remarque une van qui occupe un seul espace de stationnement sans aucun accessoire déployé autour du véhicule. Ça c'est un arrêt dodo. Pas pareil. Le camping gratuit ça existe à deux endroits, chez quelqu'un qui vous invite ou sur une terre de la couronne. That's it.

Il y a deux paliers de correction à faire ici afin de régler le tir. Un, les vanlifers doivent comprendre que l'arrêt dodo, c'est pas du camping gratuit. Deux, aux organismes qui offrent des espaces arrêts dodo, ils doivent éliminer le mot "camping" dans toutes leurs communications en rapport avec ces sites. J'irais même plus loin avec un affichage bien évident aux endroits visés, "Ceci n'est pas un camping". 

J'aimerais terminer avec une suggestion aux municipalités concernant les mastodontes et roulottes qui s'improvisent à la "vanlife". Vous avez certainement un règlement de stationnement qui peux contenir un article interdisant l'utilisation de plus d'un espace dans un stationnement public.  Il est également possible de faire la même chose pour imposer un temps limite sur les lieux. Que ce soit 12, 24 ou 48 heures maximum.(Pas besoin de marquer les pneus à la craie, moi je notait la position de la valve de pneu.) Un simple constat sur le parebrise peut être émis par toute personne mandatée par vous.

Soyons propres et civilisés chez les gens qui nous accueillent.

Aspirer à inspirer avant d'expirer.

Bonne route

Gerry :)



Wednesday, August 31, 2022

Arrêter de mettre le feu maudite m@?de!!!

L'an dernier alors que la MRC de Charlevoix passait un règlement en bloc pour interdir la vanlife sur son territoire, j'ai été contacté par le Directeur Général de la Ville de Saint-Urbain. Les citoyens et élus de cette petite municipalité avait décidé d'aller à contre courant de la MRC et acceuillir la vanlife sur pas un, mais deux sites.

J'avais fait part de mes recommandations à Mr Gagnon afin que les sites soient le plus facile à gèrer pour cette municipalité aux ressources limités mais munie d'une hospitalité des plus remarquable.

J'ai appris que les sites avaient été fermés cet été et Mr Gagnon m'a gracieusement fait un retour afin de savoir pourquoi. "La décision de fermer le secteur des Pointes survient principalement suite à l'ouverture, quelques centaines de mètres plus haut sur le chemin des Pointes, d'un tout petit camping privé assez rustique qui va offrir le même service." Attendez avant de monter aux barricades, ça c'est juste la salade, le steak arrive.

"Car, outre cette oportunité qui s'est présenté, si on peut donner une raison, c'est justement les gens!!!!!!!!!!!! On a eu beaucoup de plaintes sur la propreté de nos toilettes. On fesait pour le mieux, mais ce n'était jamais assez. On en a eu qui ont fait leurs besoins partout. Puis, des squatters sans scrupules qui restent sur les lieux près d'une semaine. On y arrivait plus. ça nous prenait beaucoup de temps."

Et maintenant pour le dessert, il semble que le monde ne savent pas se passer d'un feu de camp malgré l'interdiction affichée. "On arrête pas de défaire des sites de feux. j'en reviens pas comment c'est ancré profondément dans le désir des gens. Surtout avec une attitude "j'ai le droit"... On a beau essayer n'importe quoi pour les sensibilisés, "ils ont le droits"..."

Sérieusement! Pour les sans dessins concernés qui par hasard liraient ces lignes, vous n'avez aucune idée du danger que votre feu de camp représente pour l'économie forestière et les résidences de cette communauté.

Malgré ces embûches, la Ville a tout de même trouver l'expérience positive. Au risque d'avoir de potentiel pyromane en van se pointer, elle a tout de même garder le site sur le bord de la rivière ouvert au van en plus d'y ajouter une toilette sèche entretenue quotidiennement.

Je veux remercier la Ville de Saint-Urbain et ses citoyens pour leur accueil et leur détermination. Des municipalité comme la vôtre il en faut plus et vous êtes un exemple à suivre. Un merci tout particulier à Mr Gilles Gagnon, Directeur Général de la Ville qui a piloté ce dossier. 

Finalement, si jamais je vois un feu de camp dans une zone interdite, je vais poliment demandé de l'éteindre. Si on me répond "j'ai l'doua!", je revient avec mon extincteur et au diable les marshmallows.

Aspirer à inspirer avant d'expirer sans mettre le feu.

Bonne Route

Gerry 👨‍🚒


 

Tuesday, August 30, 2022

Les secrets du Ninja Gris

 


Enfin, quelques un. Permettait moi de partager avec vous quelques trucs qui rendent ma vie nomade à bord d'une Dodge Caravan plus agréable pour très peu de fric.

Coût, gratos. Mon tiroir de cuisine dans toute sa splendeur. J'utilise le panier cargo derrière le siège conducteur pour les ustensils gros et petits. Les petits sont dans une vieille boîte de chips Pringles. Sur le côté passager, j'ai mes sacs ré-utilisables et une poêle à frire. Mon réchaud au butane réside sous ce siège.

Coût zéro, sauvé des vidanges. Parfois un meuble de maison peut être recyclé dans une van. Dans ce cas ci, il avait 10 tiroirs à l'origine. Un coup d'égoïne et hop. C'est fou comment j'avais sous estimé le côté pratique des tiroirs. Je me suis même permis d'en utiliser un comme tiroir n'importe quoi.

Voici comment il se barre lorsque je suis en mouvement. Un vieux cintre, un trou dans le haut, un trou dans le comptoir. Faut juste pas oublier de le barrer avant de rouler sinon... Sur le dessus j'y ai vissé un petit cabaret pour les épices, ma barre de son, ma fan usb et mon souvenir de Slab City. L'éclairage provient d'une lampe usb et des LED d'Halloween de Dollorama. Ça, il y en a pour 8$. La fan, 15$ chez Walmart.

Coût, le moins cher que tu peux trouver. Des Ziplock offre une solution fantastique pour la gestion de l'espace. Bonus, un steak se garde plus longtemps dans le frigo dans un ziplock et prend moins de place que le paquet d'origine. J'ai toujours des ziplocks à bord pour toutes sortes d'usages.


Coût, pas cher et tu en as probablement déjà. On parle de la variété de crochet non conforme pour grimper l'Everest. J'y accroche mon sac de poubelle qui est sur le siège conducteur lorsque je suis fixe et je le flip dans la cabine pour rouler. L'autre est pour ma tasse et mes lunettes. Sur le côté passager, j'y accroche mon petit backsac.


Coût, zéro. En plein gros soleil ou en roulant, c'est le temps de charger téléphone, barre de son, caméra et autres cossins. Faut être allumé, héhéhé, pour gèrer l'énergie, surtout quand elle est disponible à profusion.


Coût, 35$ chez Canac. Avoir un vrai extincteur ( pas un instincteur comme disait la madame du Canac.). J'avais un extincteur à 20$ style "kékanne" et ça vaut pas grand chose pour un vrai feu. J'ai tenté de préserver une Chevrolet 1956 qui a eu un début d'incendie sans succès. Pas fort pour un ancien pompier. Si vous avez une kékanne extincteur, allumez un feu et utilisez le pour vous pratiquez. Ensuite, allez en acheter un vrai avec une gauge.


Coût, 10$ chez Réno Dépôt. Vous permet de clencher votre porte en partie pour permettre plus de ventilation en la fermant avec ceci. Semi sécuritaire mais quand même un chiare pour quelqu'un qui voudrait l'ouvrir.


Ça donne ça. Pour ouvrir, rien de plus simple que d'ouvrir le hayon normalement. Ne pas oublier de les retirer avant de fermer votre hayon à plein bras. Le bruit infernal qui suivra vous rappelera assez vite que vous avez oublié.


Coût, 12$ chez Canadian Tire. Rien de mieux que cette mesure active de mode furtif pour détourner l'attention de votre minivan. Look "soccer mom minivan" guarantie.


Coût, gratis. Si vous êtes solo, l'espace avant passager est parfaite pour le storage de vos biens les moins utilisés ou encombrant. Par contre, vous allez avoir l'air cheap quand vous passez un pousseux sans l'embarquer avec votre siège apparemment vide.


Coût, zéro. On a tous du linge de trop ou des au cas où. Placés sur le dessus de votre Alpicool il deviennent pratique comme isolation. Le compresseur va partir un peu moins souvent.


Coût, zip, zero, nada. Je n'ai pas de salle de bain dans ma van mais j'aime beaucoup celle des stations services, quand elles sont propres. Je parle du type qu'on doit demander une clé. Vous avez la pièce à vous seul pour faire un brin de toilette et vous changez sans que personne ne cogne impatiemment à la porte. Ils sont au comptoir se croisant les jambes en attente de la clé. C'est pas mal rigolo de voir la face du commis quand tu lui ramènes la clé. Il l'a donné à un pouilleux et là devant lui un chic type bien raser qui sent bon!

Aspirer à inspirer avant d'expirer. Bonne Route.

Gerry. :)


Wednesday, August 24, 2022

La vanlife urbaine


 Plusieurs rêvent des grands espaces en pleine nature. Que ce soit d'être tranquille dans un endroit enchanté ou pour lire un livre les fesses à l'air avec les portes ouvertes sur un paysage bucolique. L'image de la vanlife est remplie de ces clichés. Mais pour bon nombres, moi inclus, se faire piquer les fesses au grand air n'est pas une priorité absolue.

Par choix ou nécéssité, beaucoup de vanlifers à temps plein évolus en milieu urbain. Je dois admettre que c'est dans la jungle du bitume et du béton que je suis le plus à l'aise. Je vais partager avec vous pourquoi et surtout, comment.

J'ai passé beaucoup de temps dans quelques villes. Entre autres Montréal pendant un été, Biloxi au Mississippi pendant quelques semaines, New Orleans pendant une semaine et présentement je suis à Québec. Est ce qu'il y a des risques en milieu urbain? Bien sûr mais pas plus qu'ailleurs. Vous avez autant de chance de vous faire pointer une arme en pleine figure dans le milieu de nulle part que dans une grande ville. Il s'agit d'être prudent, prévoyant mais surtout, d'être allumé à ce qui se passe autour de vous. Très important, votre nouveau passe-temps est de décrypter les enseignes de stationnement. C'est un must pour éviter les mauvaises surprises.

Mes meilleurs endroits à Montréal sont dans les quartiers prolétaires à multiples logements. En général je choisi des quartiers propres et je stationne devant un parc ou sur le côté d'un immeuble avec un mur sans fenêtre. Bien qu'en général le monde dans ces secteurs se foutent pas mal de quel char appartient à qui, il est toujours à son avantage d'être le plus discret possible. J'évite aussi de me stationner près des aires de jeux des enfants quand je suis devant un parc pour des raisons évidente. En général les policiers de Montréal n'ont pas tendances à faire la chasse aux nomades à moins de recevoir une plainte ou que vous décidez de vous installer en permanence et de vous répendre autour de votre véhicule. Je m'organise pour alterner quelques spots ici et là dans la ville.

À Québec, c'est une autre paire de manches. C'est une ville très touristiques et plus qu'on s'approche du centre, plus c'est restrictif et compliqué. Pour vous donner un exemple, dans Limoilou est affiché absolument partout une limite de 60 minutes du lundi au vendredi. Les mêmes règles s'appliquent comme à Montréal pour la sélection d'un endroit à une exception près. La Ville utilise un vieux règlement de vagabondage pour chasser les nomades. La discretion est encore plus importantes. J'aime bien être près d'un chantier. Pas besoin de réveil matin pour 6h30 et facile de passer inaperçu.

Ailleurs, je choisi en général les quartiers commerciaux avec une préférence pour ceux qui sont moins fréquentés. Une exception fut New Orleans où j'étais dans un quartier plutôt olé olé mais, j'étais avec 3 autres connaissances. Il y a de la sécurité dans le nombre. Ajouter à ça une attitude joviale et tout c'est bien passé malgré un épisode volatile avec des voisins locaux.

Les villes sont remplies de ressources à porté de la main. Piscine municipal pour une douche à peu de frais, wifi gratuit un peu partout si on se donne la peine de chercher, les bibliothèques, les parcs, les activités et les coopératives. Les coopératives sont une mine d'or sous-estimé. Je suis membre d'une coop atelier avec tout mais tout l'équipement pour faire...tout et d'une coop vélo. Le coût annuel pour les deux est de 60$! Un méchant bon bargain. L'avantage peu connu et non négligeable des coops est aussi de pouvoir agrandir son cercle social.

Vivre en milieu urbain me permet aussi d'avoir un plus grand choix pour mes achats reliés à mes besoins quotidiens. J'achète tout mon non périssable au Dollorama. Pour le reste de mon épicerie, ce n'est pas le choix qui manque. Évidemment, en ville il est plus facile de trouver une panoplie de services. Les garages ne sont qu'un exemple.

Est-il mieux de vivre en ville plutôt qu'en campagne? Ça dépend de chacun et chacune. L'avantage que nous avons est de pouvoir changer d'idée à notre guise, juste à mettre le bras à "D".

Aspirer à inspirer avant d'expirer. Bonne Route.

Gerry :)



Wednesday, August 3, 2022

Le Manifeste de l'itinérant et l'itinérante volontaire

 


Nous avons choisi de quitter la tradition pour ne pas dire le piège. Cette croyance nous a été inculquée depuis notre enfance, nous  garantissant securité et confort, cela au prix de la liberté de notre temps et de nos choix. Nous avons eu le courage de prendre la décision de vivre de façon simple et minimaliste dans nos véhicules.

Notre nouveau choix nous amène la plupart du temps où et quand nous le voulons, parfois au prix de quelques inconforts que nous subissons bien volontier. Ceux qui auparavant nous auraient dérangés, nous les affrontons avec joie et l'espoir de nouvelles opportunités. Cette ouverture à la vie au gré des routes nous permet de découvrir non seulement le territoire, localement ou sur de longues distances, mais aussi ceux et celles qui l'habitent dans un bonheur qui n'est pas limité dans le temps.

Plusieurs d'entre nous avons réalisé que le temps au-delà de toute chose, est le bien le plus précieux. Chaque personne en possède une quantité infime et nul ne peut l'accumuler. Notre mode de vie nous permet d'être maître de cette richesse afin d'en faire usage à notre guise.

On dirait que le bonheur dérange. Du moins pour certains y ayant travaillé d'arrache pieds pendant des années sans l'avoir trouvé. Pour ces personnes, il est difficile de croire que quelqu'un ait réussi à l'atteindre de façon aussi simple. Avec l'ignorance de ce qu'est la vie nomade, qui engendre parfois la peur, la combinaison de ces deux éléments nous attire parfois du mépris. Mépris qui se transforme à l'occasion en règlementation, nous empêchant d'exister en tant que nomades.

Notre société, historiquement sédentaire, a de la difficulté à concevoir qu'il est possible de vivre autrement qu'entre 4 murs ou dans l'enclos d'un camping. Notre vie nomade est tout autre que du camping. Il s'agit de notre quotidien, mais à l'intérieur d'une résidence qui est mobile. Les activités légitimes qui se vivent à l'intérieur d'un véhicule légalement stationné ne regarde personne, n'en déplaise aux législateurs municipaux. Vivre, manger et dormir sont un droit au même titre que  celui de se déplacer ou d'élire résidence n'importe où à l'intérieur du pays.

Bien que dispersés, nous sommes une communauté serrée. La technologie moderne qui nous permet d'être autonomes en énergie peut importe où nous sommes, nous permet aussi de rester en contact avec le monde. Car nous sommes autonomes et non dépendant de programmes d'aide, bien qu'ils soient nécessaires pour plusieurs moins bien nantis. Nous sommes reliés via les réseaux sociaux qui nous permettent de nous entraider et de partager de l'information rapidement. Cette communauté inclue des milliers de nomades à temps partiel qui goûtent à cette liberté à l'occasion aussi intensément que nous. Nos empreintes économique et sociale sont non négligeables.

Avec le prix des loyers qui augmente sans cesse, d'autres rejoindront nos rangs, que ce soit par choix ou non. Il est primordial de cesser d'avoir peur et de sortir de l'ombre. Vous n'avez pas à avoir peur chaque soir où vous fermez les rideaux avant de dormir, vous n'avez pas à avoir peur de vous afficher, vous n'avez pas à avoir peur que l'on cogne à votre porte au milieu de la nuit. Bien que cet énoncé soit évident, c'est la triste réalité pour plusieurs quotidiennement. Il ne doit plus en être ainsi.

Unissons nos voix chaque jour peu importe où nous sommes pour faire entendre notre seule et unique revendication:
Si nous sommes légalement stationnés et que nous ne dérangeons personne,
laissez-nous tranquille.

Gerry Lauzon
Nomade

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